Vivre

Ai-je le droit à des vacances? Mets-en! Tout le temps!

Le temps des vacances approche. Youpi! Je suis franchement ravie pour vous, car moi, je n’en aurai pas. Je m’adonnerai à ce qui m’enthousiasme le plus au monde en ce moment: écrire. Écrire, c’est mon nouveau jeu sérieux à moi, mon deuxième boulot pour les prochains mois.

Auparavant, c’était ma récréation quotidienne.

Lorsque le besoin de m’aérer se faisait sentir, j’endossais ma cape d’écrivaine. Je m’élançais sur ces envolées griffonnées, allégée en un instant. Puis, je retombais sur mes pieds en superhéroïne, prenant à bras le corps chacune de mes responsabilités et obligations.

En pratiquez-vous, vous, des rituels libérateurs? Profitez-vous de vacances quotidiennes?

Pourquoi attendre l’été, ou la relâche, ou Noël, pour s’octroyer des vacances (Hum! Comme si Noël, c’en était…), quand on peut en prendre un peu, tout l’temps? Prises à petites doses au quotidien, ça requinque, c’est garanti!

Des vacances des autres

Puisque je suis maman, amoureuse et professionnelle, rares sont les vraies pauses. Immanquablement, quelqu’un arrive avec son besoin, sa demande. Il y a continuellement quelque chose à coordonner, à planifier, à organiser…

Dorénavant, à l’aube, je m’offre un bref congé des miens. Tous les matins, je médite. Je fais un voyage à l’intérieur un quart d’heure. Les week-ends, je peux le faire pendant une heure — le grand luxe — et y ajouter des jeux d’écriture. Mon moral s’améliore instantanément! Ces pauses sont dorénavant sacrées.

Au début, je les pratiquais avec beaucoup de culpabilité, une oreille en moi et l’autre sur le déjeuner des enfants. Mon chéri a été la clé, se faisant chien de garde de ces moments de brefs replis en moi. Comme il voyait le bien que ça m’apportait, la clarté de jugement que ça me donnait, il prenait soin, en douce, de gérer la marmaille, veillant à ce qu’elle me laisse en paix. Merci amour!

Le yoga a aussi cet effet revitalisant. J’entre alors en intime conversation avec mon corps. On se parle. On s’écoute. On se fait du bien. Ohm!

Je suis ainsi fraîche et dispose à embrasser tout ce que mon quotidien sollicite, à l’embraser! Avec le temps et la pratique, la culpabilité s’apaise un peu.

À s’offrir des moments de quiétude, en ne se montrant pas perpétuellement disponible pour les nôtres, on peut inspirer nos enfants à se conjuguer sainement, à être maîtres de leur équilibre de vie. La force de l’exemple.

Des vacances de ma tête

Que faire de cette tête qui n’arrête pas, comment la mettre en congé? Elle ne cesse de nous harceler tout le temps, même dans les moments les plus délicieux. On ne peut la faire garder ou dire à son amour de s’en occuper. Elle est lourde, pleine de ces listes interminables à biffer, se multipliant à l’infini. Elle se prend trop au sérieux, tout le temps.

J’ai constaté que le fait de me concentrer sur les autres me donne une pause de ma tête et de toutes ses requêtes: aider, redonner… Lorsque le cœur prend le dessus, la tête se repose enfin. Bon, ça semble évident ou… ésotérique… mais si vrai. Accompagner, éclairer, guider et amener les gens autour de moi à retrouver leur essence et à nous la révéler, me revigore l’esprit.

Aujourd’hui, je m’offre des vacances de ma tête un peu partout, même au travail. En effet, avec mes employés, je me mets davantage en mode de guide que de boss. Ça me fait du bien et ça semble leur en faire aussi. Ils se sentent plus « powerful », « empowered ».

Des vacances de mes émotions

Oh boy! Les émotions… Bonne chance pour leur faire prendre des vacances! Pas facile de les taquiner.

Récemment, j’ai découvert une façon de joliment sublimer ces émotions. En effet, invitée par les Éditions de l’Homme, j’ai assisté à un atelier d’initiation aux haïkus animé par Pascale Senk, auteure du livre L’effet Haïku. Vous le savez, j’affectionne en rédiger (je vous en parlais ici http://www.mitsou.com/va-jouer-ailleurs-se-divertir-pour-mieux-se-retrouver/)

Les règles sont assez simples. Je résume: vous cherchez à représenter l’instant en un bref poème de 3 strophes.

Je vous dis, si la colère, la frustration ou toute autre émotion agaçante vous envahissent, mettez-vous à créer un bref poème sur cette émotion. Et pouf!

  • L’émotion écrite
  • Prends une distance par magie
  • Et se met toute belle

(C’est un haïku!)

Des vacances des « @/$#%?! » de réseaux sociaux

Il n’est pas compliqué, mon truc ici. Quand je veux une pause des réseaux sociaux, des sempiternels courriels et des perpétuels textos, je laisse mon téléphone dans l’auto. Point. Les réseaux, c’est comme du gâteau, tant qu’il est sur le comptoir, on en veut un morceau.

Partez en vacances dès maintenant!

Elles sont connues, ces façons de combler les congés annuels. Gâtez-vous en grand ou tout simplement.

D’ici là, pourquoi ne pas vous prélasser tout de suite, maintenant?

Allez à la découverte de vous, jouez sans vos chéris un instant, envoyez vos réseaux à la plage, amenez vos émotions se distraire au festival et distrayez votre tête dans le cœur des autres.

Ponctuez vos journées de bouffées quotidiennes et revenez-nous en pleine forme!

Vous aimerez également