Culturel

Autofictions et frivolités littéraires au Salon du livre

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Autofictions

Il semble que l’autofiction soit à la mode en ce moment. L’autofiction est, pour un auteur, l’art de se mettre en scène dans un livre, avec l’option d’ajouter des détails, réels ou non, venant sublimer la ligne narrative. Cet automne, Éric-Emmanuel Schmitt (l’un de mes auteurs préférés) a raconté une expérience très personnelle qu’il a vécue dans La nuit de feu: le voyage qu’il a fait à vingt-huit ans au cœur du désert du Sahara et au cours duquel il a vécu une expérience spirituelle hors du commun. En fait, le jeune Éric a soit vécu un voyage astral (j’avoue que c’est mon interprétation), soit il a reçu une révélation transformatrice qui a fait de lui un homme croyant. Le livre se lit magnifiquement bien et a été un très beau complément à mes méditations et lectures philosophiques du soir.

Je ne pourrais en dire autant d’une autre œuvre d’autofiction, celle de Delphine de Vigan, D’après une histoire vraie. L’auteure brouille les pistes entre sa vie et celle du personnage inventé de L., une femme qui, charmante au départ, vient la vampiriser et bousiller son inspiration pendant trois ans, alors qu’elle aurait dû écrire une suite à son best-seller Rien ne s’oppose à la nuit. Suis-je trop sensible? Ce thriller psychologique, un cauchemar pour tout écrivain, m’a glacé le sang et a segmenté mes nuits (je ne lis que le soir, alors j’ai dû en arrêter la lecture avant la fin pour cause d’insomnie). Pour les lecteurs en quête de sensations fortes.

La troisième autofiction, une bd québécoise, a été une révélation. Zviane est une auteure qui met en scène ses réflexions et fait des liens entre sa vie et les théories de grands penseurs en images et en humour. J’ai tellement aimé le livre Ping Pong que j’en ai acheté cinq exemplaires et que j’ai supplié l’auteure de me rencontrer pour prendre un café. Voici un texte sur notre premier rendez-vous.

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Salon du livre de Montréal

Éric-Emmanuel Schmitt et Zviane seront au Salon du livre de Montréal en compagnie de l’invitée d’honneur Monique Proulx et de l’académicien Dany Laferrière. Les visiteurs pourront aussi faire dédicacer leur exemplaire de l’essai de Kent Nagano par le maestro lui-même, et entendre la causerie de Simon Roy, l’auteur de Ma vie rouge Kubrick, récipiendaire du prix des libraires du Québec. Mon «préf» Larry Tremblay y sera aussi, ainsi que Florence KIngrid Falaise, Marie-Claude Savard et Julie Philippon, qui viendront discuter au Salon de l’écriture comme thérapie.

Pour les amoureux de la série québécoise Unité 9, une rencontre intitulée «La prison entre fiction et réalité» est prévue. Guylaine Tremblay, actrice dans Unité 9 ainsi que Geneviève Fortin, ancienne détenue et auteure du livre Des deux cotés de la prison viendront discuter de leurs impressions du milieu carcéral.

Frivolités littéraires

Quel livre vous a charmé cet automne? Pour ma part, je n’ai pu assouvir tous mes désirs littéraires et certains ont eu un effet de coït interrompu dans ma vie alors que j’ai dû les mettre en boîte lors de mes rénovations: Tromper Martine de Stéphane Dompierre (pourtant si bien commencé), Fiston de Jonathan Roberge (j’ai promis de le prêter à une amie, elle attend encore), Une nuit, je dormirai seule dans la forêt de Pascale Wilhelmy (l’histoire d’une femme qui décide de ne plus avoir peur) et l’excellent Ton petit look de Carolane et Josiane Stratis sur lequel je vous reviendrai bientôt. Il y a aussi Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie, commencé sur iBooks à la suggestion de Guy A. Lepage après le show de RBO à Québec et que j’ai un peu oublié dans le fond de mon iPad. Comme dit la chanson, So many (books)! So little time!!!!!!!!!!! Il faut parfois accepter sa frivolité lors d’une saison littérairement chargée!

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