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Bi cause: J’ai frenché une fille et j’ai aimé ça!

Détrompez-vous, je ne suis pas la traductrice de paroles de Katy Perry. Mais oui, j’ai frenché une fille et j’ai aimé ça. Tellement aimé ça, en fait, que j’en ai embrassé une autre, puis une autre, puis une autre… 

Mais wô les moteurs, commençons par le début, ce qui est généralement plus efficace que par la fin, à moins d’être dans l’excellent film Memento.

La toute première fois que j’ai goûté les lèvres d’une femme, c’était presque comme dans le fantasme cliché de bien des hommes: il était très tard, une amie et moi on était dans un bar, pas mal éméchées, et alors que notre chasse à l’homme ne donnait rien de satisfaisant, c’est arrivé.

Je ne sais plus trop ce qui s’est déroulé avant (je vous rappelle que j’avais bu autre chose que des virgin rhum & coke et en grande quantité), mais ce dont je me souviens, c’est qu’alors qu’on se trémoussait sur la piste de danse, mon amie s’est tout bonnement approchée de moi et a commencé à m’embrasser. Pas un petit bec cute sur la bouche, nenon, elle s’est mise à me frencher à pleine bouche comme on dit.

Et j’avais beau être surprise, je n’ai pas du tout eu la réaction que j’aurais eue si un homme avait fait la même chose. Vous savez, une réaction du genre: repousser le trop-entreprenant en lui disant «Ben voyons, qu’est-ce que tu fais là?».

Pourquoi ma réaction a-t-elle été si différente? Je ne sais pas trop. Peut-être parce que cette amie, je la connaissais depuis longtemps. Probablement parce que je la trouvais vraiment très très belle, quasi parfaite à mes yeux. Clairement parce que j’avais dépassé la limite d’alcool légale pour conduire mon auto comme mon cerveau. Sans équivoque parce que j’avais déjà fantasmé à l’idée d’embrasser une autre femme. Tout ça pour dire que je me suis complètement laissée aller à ce baiser. J’ajouterais même que, loin d’être passive, je n’ai pas du tout fait l’étoile de mer version bouche et que j’ai participé avec beaucoup, beaucoup d’enthousiasme.

Si le souvenir de ce baiser me ravit autant, ce n’est pas tant parce que c’est une femme qui m’embrassait (OK, oui un peu), mais bien parce que c’était rien de moins que le meilleur french de toute ma vie. Pour celles qui n’ont pas eu le bonheur d’embrasser une de leurs comparses, croyez-moi: embrasser une femme (à moins que, comme certains hommes, elle n’ait suivi ses cours de frenchage entourée d’une bande de laveuses à tapis en formation) ce n’est rien de moins que divin.

Pas de poils de barbe ou de moustache (ou si peu!), pas de sensation de détartrage tant c’est envahissant, pas d’attaque à la langue dans le fond de la gorge activant le gag reflex, pas d’excès de bave et j’en passe et j’en oublie tellement volontairement.

Là, ne montez pas aux barricades. Je sais bien qu’il y a des hommes qui embrassent très bien, j’en ai un à la maison, mais rien ne vaut les douces lèvres et surtout la sensualité de la bouche d’une femme.

Vous vous demandez peut-être si cette douceur et ces talents buccaux ne s’appliquent qu’aux frenchs. Disons juste que pour le reste, on s’en reparlera… Dans un autre billet publié très prochainement sur Mitsou.com

Sur ce, je vous embrasse tout partout: de Rimouski à Rouyn-Noranda!

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