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Le plus beau jour de ma vie

On dit parfois que les plus grands bonheurs nous arrivent sous forme de surprise… Ce fut le cas pour moi le 26 août 2010; jour où, lors d’une cérémonie grandiose organisée dans le plus grand secret quelques jours avant mon anniversaire, l’homme de ma vie, Iohann, est devenu mon mari. Pour vivre avec nous le plus beau jour de notre vie, regardez la vidéo de notre mariage.


C’était un matin « presque » comme tous les autres : réveillée à 3 h 19, nerveuse d’entamer une nouvelle saison de radio, de télé et d’école pour les filles. Petite discussion matinale avec mon bien-aimé (qui se réveille presque aussi tôt que moi, ÇA, c’est de l’amour!) puis hop! Départ pour NRJ en prenant soin d’apporter une valise avec mes effets pour la suite de la journée : l’équipe de Lise Watier m’avait convoquée. Nous allions produire la campagne publicitaire du printemps pour un coffret de maquillage glamour, un produit bien spécial qui serait illustré par une grande soirée de bal. La mise en place était parfaite. Au courant des dernières semaines, j’avais fait plusieurs essayages de cette magnifique robe d’Oscar de la Renta que nous avions choisie. Du vintage glamour très tendance qui évoquait admirablement bien l’idée de ces grandes soirées… la magie et le rêve que génèrent ces nuits si romantiques!

Maquillée, coiffée et manucurée par la charmante équipe Watier, je m’apprêtais à offrir mes plus beaux sourires à notre photographe Carl Lessard et à ses assistants dans le lobby de l’hôtel Le Place d’Armes dans le Vieux-Montréal (quand je pense que ces photos ne feront pas partie d’une vraie campagne publicitaire, je grince un peu des dents, car elles sont bien jolies!). Notre directrice artistique, Marie-Lise Andrade, m’avait prévenue que Carl souhaitait aussi prendre des photos à l’extérieur, dans les marches d’un immeuble orné de magnifiques colonnes (vraiment très, très bal!). C’est ainsi que nous avons pris la direction, en taxi, de la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde, sur la rue René-Lévesque à Montréal.

J’étais passée des centaines de fois devant cet endroit plus grand que nature et on m’avait dit que c’était un des plus impressionnants lieux religieux de la province. Avant de reprendre la séance photo, dans les marches de la Cathédrale, Marie-Lise me demanda en chuchotant si j’avais envie de jeter un coup d’œil à l’intérieur pour m’inspirer un peu. C’est à ce moment que se produisit un moment qui restera gravé dans ma mémoire à tout jamais…

J’entre. Mon amoureux, seul, en smoking, avance dans une allée parée d’arbres ornés de chandelles… Mon bel amour, qui tient un petit coussin de velours rouge et qui marche vers moi, ému. La distance entre lui et moi me semble beaucoup trop grande. J’agrippe les volants de ma robe et me mets à courir vers lui. Nous sommes seuls, bien qu’observés par quelques soeurs et touristes, bercés par une douce mélodie jouée à la guitare. Nous nous embrassons et il me demande si je veux l’épouser… Mais bien sûr! Je suis déjà à toi! Nous nous enlaçons de toutes nos forces. Il se retourne vers l’autel et lance un « elle a dit oui! » bien senti. J’entends alors les applaudissements des membres de notre famille et de nos amis, qui surgissent en un mouvement de vague des deux côtés de la salle.

Iohann me demande de retourner vers l’entrée, où ma styliste m’attend pour finir de me préparer, mais je ne veux pas me séparer de lui… Je l’agrippe bien fort et j’aperçois mon papa, aussi en smoking, qui s’avance vers moi et qui me tend la main… J’aperçois aussi Antoinette, une organisatrice de mariage que j’avais croisée au « thé party » d’une amie durant l’été.

Je comprends qu’elle est la complice de mon chum dans cette grande aventure. J’accepte donc de lâcher l’étreinte et de les suivre vers l’équipe de Lise Watier. Ils me mènent à bon port, bien fiers de m’offrir, comme le veut la tradition, quelque chose de bleu (la jarretière), quelque chose de vieux (un médaillon appartenant à ma maman, cousu à l’intérieur de ma robe), quelque chose de prêté (les boucles d’oreilles et le bracelet prêtés par Birks) et le voile…

Kia, ma belle-fille adorée arrive alors avec ses sœurs, habillées en bouquetières. Une surprise pour les petites, qui avaient passé la matinée à l’école et à la garderie. Kia, qui avait été d’une grande aide en choisissant les robes des filles avec son père, avait pris soin de les mesurer sur elles quand elles dormaient au beau milieu de la nuit…

OUF! Que d‘émotions! Et la cérémonie n’était même pas commencée. Je me demandais tout haut comment j’allais maîtriser ce flot incessant d’émotions quand Marie-Lise me rassura… « Tu dois TOUT vivre. C’est VOTRE journée, ne retiens rien… Vis-le! » C’est le conseil dont j’avais besoin pour la suite des événements.

Respirer… S’imprégner… Se laisser porter par le moment, surréel. Marcher haletante au bras de son papa vers l’homme de sa vie… Découvrir, visage par visage, les invités de son mariage… Prendre dans ses bras les héroïnes de nos vies, maman et belle-maman, embrasser les grands-mamans, l’une venue de New York, l’autre de Trois-Pistoles, puis ressentir l’énergie de nos grands-papas décédés que rappelaient des photos encadrées dans l’escalier à gauche de l’autel… Défiler sous l’œil sécurisant de Fernand Patry, le prêtre de nos moments heureux… Écouter les discours attendrissants de nos sœurs, qui se sont prêtées au jeu de la célébration religieuse, et se laisser bercer par la douce musique de Sari (Only You), Marie-Josée Lord, Elsianne (Unforgettable) et Alma Faye Brooks (At Last)… Absorber chaque seconde.

J’ai vécu la cérémonie comme on assiste à la projection d’un grand film. Mon homme est d’une créativité et d’un raffinement hors du commun et il a imaginé un mariage à fleur de peau où chaque geste, chaque note était en accord avec ce à quoi nous aspirions. Ses amis m’ont bien fait rire en disant qu’il avait placé la barre bien haut pour les hommes du Québec et je crois sincèrement qu’il l’a fait, sans le vouloir, car Iohann est un gars qui n’a jamais aimé les manifestations forcées. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a décidé de créer de toutes pièces les mouvements de la journée. C’est la leçon que j’en tire… Être l’artiste de sa propre vie, ou, encore mieux, comme moi ce jour-là, se donner la permission de se laisser surprendre.

J’espérais ce moment depuis des années, m’imaginant avec Iohann différents scénarios, mais rien d’aussi parfait que ce qu’il m’a fait vivre, entouré des gens que j’aime.

Pour le meilleur et pour l’Amour…
Merci du fond du cœur à mon artiste préféré de la vie…
Mon mari, mon Iohann.

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