Vivre

Changer de peau

J’essayais d’expliquer à une amie hier comment je me sentais depuis que j’ai décidé de fermer mon cœur pour rénovation.

L’image qui me vient en tête est celle du serpent qui est en train de changer de peau. Cela s’appelle la mue.

Je suis en train de me départir de toutes ces croyances (ces fausses idées) qui étaient tellement ancrées en moi que je n’avais jamais réalisé à quel point elles nuisaient à mon désir de me sentir bien et d’être épanouie.

Un simple regard en arrière, ne serait-ce de quelques mois, et j’ai déjà de la difficulté à comprendre comment j’ai pu, parfois, accepter ou endurer certaines situations.

Mais j’imagine que je n’avais pas encore compris ma véritable valeur.

L’impression de suffoquer

Toujours relativement à cette image du serpent, il est dit:  «Lorsque sa peau devient trop exiguë, elle se déchire et se détache de l’animal, remplacée en dessous par une autre nouvellement formée.»

Je ne saurais trouver meilleure comparaison pour exprimer toutes ces circonstances qui, dans nos vies, nous tiennent emprisonnés.

C’est peut-être l’emploi que nous occupons, une obligation de loyauté envers certains amis ou membres de la famille qui nous empêchent de briller, notre couple qui s’en va à la dérive, tous ces projets, ces rêves que nous abandonnons constamment par peur d’échouer ou peut-être même de réussir, etc.

Je réalise que, comme le serpent, nous ressentons à un certain moment un besoin urgent de changer de peau parce que nous nous trouvons trop à l’étroit dans ce que nous vivons. Nous avons l’impression de suffoquer.

Muer vers une meilleure version de soi

Le changement de peau n’a rien à avoir avec le fait de modifier certaines mauvaises habitudes. C’est beaucoup plus profond et sérieux. Il s’agit d’une transformation au niveau de certains traits de notre personnalité ou, devrais-je plutôt dire, de cette perception que nous avons de nous-mêmes et que nous entretenons.

Dans mon cas, j’ai la ferme conviction que plus jamais je ne serai cette personne qui, en amour, acceptait de se contenter de peu parce que, probablement, je devais penser que je méritais ou n’avais pas droit à plus.

J’accueille donc cette nouvelle version de moi, cette «nouvelle peau», dans la joie, car je le sens, elle me permettra de véritablement accéder à ce que mon cœur aspire.

À chaque changement de peau (car je réalise que ce n’est pas le premier), j’apprends à mieux me définir et à définir ce qu’il y a de mieux pour moi et ça, ça n’a pas de prix.

Extrait tiré du Carnet de route pour manifester l’inattendu. Visitez jackiebhamilton.com.

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