Culturel

Coup de cœur pour Edna Arseneault-McGrath

Cover

Vendredi soir. Ça fait plus de 20 minutes qu’aucun maman n’a fusé des chambres des enfants. Le moment serait-il enfin arrivé? Je suis fébrile depuis que j’ai reçu, en après-midi, la trilogie d’Edna Arseneault-McGrath. La pile de livres sur le comptoir de la cuisine m’a fait de l’œil tout au long du souper et mes doigts fourmillent tellement ils ont envie d’en tourner les pages. Je suis ainsi faite, j’adore les livres, leur odeur et le contact du papier.

Depuis que je suis toute petite, j’entretiens une véritable histoire d’amour avec les bouquins. Ce soir, j’ai une date avec une petite nouvelle. Pas que ce soit une nouvelle auteure, loin de là! Elle a publié ce printemps son 7e livre : Briana, la petite-fille de Molly, le troisième tome de sa trilogie. Par contre, je ne l’ai jamais lue et comme avant un premier rendez-vous, j’ai des papillons dans l’estomac à l’idée de faire sa connaissance. Il faut dire que le parcours de la dame a sérieusement piqué ma curiosité. Une si riche expérience de vie ne peut que rejaillir dans ses romans.

UNE FEMME AUX MULTIPLES CHAPEAUX

Edna

Acadienne d’origine et Québécoise d’adoption, Edna Arseneault-McGrath est écrivaine, metteuse en scène et conférencière. Elle a enseigné de l’Acadie à l’Australie, voyagé à travers le monde et nous avons quelque chose en commun : elle est aussi traductrice. Cette grand-maman a réalisé pas moins de 5 projets depuis qu’elle est à la retraite et elle ne semble pas prête de vouloir s’arrêter. Nous avons échangé quelques courriels et la dame m’a sincèrement séduite. Elle passe de la poésie à l’humour le plus naturellement du monde et son esprit est vif et allumé. Ça promet.

LA FILLE DE MOLLY

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Silence… Enfin! Je m’installe confortablement. Une tasse de thé, une couverture, le chien à mes pieds. Et je plonge dans l’univers de Tara. Tara est la fille de Molly, une Irlandaise un peu trop libertine. En raison de la réputation de sa mère, plusieurs portes se ferment à elle, mais elle refuse de baisser les bras. C’est de ce côté de l’Atlantique, à Pointe-Claire, qu’elle essaiera de rompre avec son passé. Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse la découvrir. Ce que je peux vous dire par contre, c’est qu’en quelques chapitres, j’étais entrée dans l’univers du roman. Chaque soir, j’ai l’impression de voir évoluer les personnages devant moi, comme si j’étais spectatrice du déroulement de l’histoire. Je suis bien heureuse qu’il s’agisse d’une trilogie, car je sais que j’aurai un deuil à faire lorsque j’aurai terminé ma lecture. Vous savez, quand vous vous sentez si près des personnages que vous avez l’impression qu’ils vous quittent? Je me console en me disant que je lirai les autres livres d’Edna Arseneault-McGrath et que bien que Tara, Ray et Briana ne feront plus partie de mon paysage, l’auteure, elle, y restera encore quelque temps.

Vous est-il déjà arrivé de devoir faire un deuil à la fin d’une lecture? Nous sommes fanas de lecture chez MITSOU.COM et adorerions avoir vos suggestions!

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