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Cuisine réconfort : ma soupe au Siam

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Je ne peux commencer cet article sans exprimer mon enthousiasme face à ma nouvelle collaboration avec Mitsou et son équipe. Quand on arrive chez Mitsou.com, on peut lire: Partager pour enrichir l’existence. C’est exactement ce que je souhaite faire avec vous, partager mes expériences culinaires, les histoires qui y sont rattachées et mes inspirations qui guident tant de mes choix.

L’Action de grâce arrive. J’ai un héritage anglais, je me dois donc d’honorer cette fête. J’adore ce temps de l’année où l’on célèbre les récoltes des temps prospères. L’Action de grâce, c’est: je rends grâce à tout ce que la terre mère nous a offert. C’est grandiose.

Se repentir devant son assiette, mains jointes contre face, les yeux clos, afin d’honorer les bénédictions de la vie, on a laissé tomber.

L’Action de grâce, c’est le moment idéal de le faire, sans avoir l’air de la New Age du groupe encore inspirée du mouvement d’à côté…

J’ai instauré, chez nous, il y a quelques années, un nouveau moment qui consiste à faire un tour de table et à demander à chacun de partager avec le reste de la famille ce envers quoi il est reconnaissant. Ça me coûte toujours plusieurs larmes de joie et on se sent tous bénis d’avoir reçu, tout au long de l’année, autant d’occasions de dire merci.

C’est le temps de l’abondance, de la dinde qui s’est sacrifiée et des plats cuisinés toute la journée. On se sent souvent gonflé et un peu coupable d’avoir encore autant mangé lors des rassemblements. J’ai donc envie de vous proposer une petite soupe simple et légère comme tout, authentique et savoureuse, cuisinée avec un légume racine de la saison: le navet.

Le genre de soupe-bouillon que l’on déguste avant le souper, avant de se coucher ou le lendemain midi, encore emmitouflé dans son pyjama.

Cette recette me vient de la providence. Vous comprendrez. Un ingrédient secret s’y trouve et c’est mon grand-père qui en était le maître d’œuvre: les herbes salées.

Un beau jour, à mon époque de restauratrice, mes 2 leaders de cuisine ont démissionné la même journée, à la même heure. J’étais découragée. J’ai mis un tablier, pris un navet dans la chambre froide et j’ai fait une soupe. Avant l’heure du dîner, ma grand-mère passa la porte du café. Constatant ma chaudronnée fumante, elle s’exclama: mais t’as fait une soupe au Siam Caro! Mon état d’urgence se transforma en moment de grâce. On venait de m’annoncer que j’avais été inspirée par quelque chose de plus grand que moi, quelque chose qui s’appelait un héritage insoupçonné. Je venais de cuisiner une recette familiale…

Voici la formule secrète si vous désirez vous aussi, vous créer des souvenirs autour de ce petit bol chaud, léger et simplement parfumé d’une douce odeur de grâce. (Les navets et les herbes salées, ça ne change pas le monde sauf que…)

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Soupe au Siam

(comme l’appelait mon grand-père) 

8 tasses d’eau

1 os à soupe

1 gros navet

1 oignon

2 cuillères à soupe et demie d’herbes salées

Préparez 8 tasses d’eau dans un chaudron. Pelez et coupez le navet et l’oignon en dés. Ajoutez les légumes et l’os à soupe dans le chaudron d’eau. Portez à ébullition et réduisez le feu. Laissez mijoter jusqu’à ce que le navet soit cuit. Ajoutez les herbes salées à la fin de la cuisson afin de les laisser parfumer au maximum votre soupe. Retirez l’os à soupe. Pilez le navet avec un pilon à pommes de terre. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement. Servez chaud, avec un pain sortant du four. Déposez-y quelques feuilles de votre herbe fraîche favorite puis dégustez l’art de la simplicité.

Si vous vous demandez pourquoi cette soupe aux ingrédients d’ici semble porter un nom exotique, eh bien c’est simplement parce traditionnellement, au Québec, le terme chou de Siam était utilisé pour désigner le rutabaga, ce proche cousin du navet.

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