Tendance

Du glamping au Québec

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Le camping… Monter une tente, dormir dans l’humidité, avoir la valise de l’auto pleine de matériel pour cuisiner, dormir, vivre… Si ce sont de purs moments de bonheur pour certains, ce sont clairement des atrocités pour d’autres. Comment concilier tout le monde? Avec le glamping, qui, comme son nom le dit, réunit le glamour (!) et le camping. Vraiment?

La tendance, apparue autour de 2007 chez nos voisins européens, est lentement arrivée au Québec vers 2009. Le concept? Offrir l’expérience d’hébergement en pleine nature dans un genre de tout inclus : pas besoin de posséder et de trimballer tout le matériel habituellement nécessaire car tout est sur place (sauf la literie et les serviettes). Plusieurs formules existent, allant de la tente « traditionnelle » à la maison dans les arbres. Pour ma part, j’ai testé la tente Hékipia. Nous étions deux parents solo avec notre marmaille soit trois enfants en tout (trois filles dont deux de 4 ans et demi et une de 7). Malgré mes appréhensions, nous nous sommes dirigés vers la Réserve Mastigouche, royaume du loup et de l’ours brun (heureusement pour moi, nous n’en avons vu aucun!).

La tente Hékipia de la Réserve Mastigouche

À une heure et demie de Montréal, incluant vingt-cinq minutes de chemins courbes en terre sur lesquels les filles imaginaient voir toutes sortes d’animaux dont plusieurs imaginaires, nous sommes arrivés sur « notre » terrain. Nous y attendait une belle grande tente avec petit coin cuisine, un comptoir de rangement (où nous avons trouvé vaisselle et instruments de cuisine), deux chambres séparées par un « mur » de toile (chacune avec un lit king), une petite unité de chauffage et de l’éclairage d’appoint. Devant la tente, mais sous un toit en toile, deux ronds de poêle au propane et un frigo. Sur notre lot, une table de pique-nique, un endroit pour faire des feux, des chaises Adirondack et un robinet qui nous donnait accès à de l’eau courante. Tout autour, la nature et ses bruits mystérieux. Pour une fille plus habituée à la ville en tout cas!

Une belle aventure en famille

Que dire… Les filles ont adoré. Et les parents aussi! Les premières parce qu’elles ont pu marcher en forêt et découvrir plein de choses comme le cri du huard, qui ressemble étrangement à celui du loup (« Maman, les canards ne font pas coin-coin? », m’a lancé ma fille alors que je pensais aussi qu’un prédateur nous avertissait de son attaque imminente.). Toujours pratique d’avoir un ami ancien guide de survie en forêt pour rassurer les troupes. Merci Sébastien!). Les parents, parce que nous n’avons eu qu’à décharger l’épicerie et à faire les lits avant de profiter des vacances pour vivre mille et une aventures dans la nature avec nos filles.

Bref, un excellent compromis (et des souvenirs pour la vie!). Je teste bientôt le glamping d’automne à Sutton et je vous en reparle!

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Article signé par Annie Leclerc

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