Vivre

Et si on en finissait avec les regrets?

regrets-1

Le mois de janvier a été éprouvant humainement, car nous avons perdu plusieurs personnalités qui ont marqué nos vies: David Bowie, René Angélil, Alan Rickman… Ces départs nous rappellent que nous ne sommes pas éternels et ravivent certains sujets pendant quelques jours avant qu’ils ne retombent à nouveau dans l’oubli, jusqu’au prochain événement marquant. Bien entendu, se demander si on aime notre vie, si on est heureux de nos choix et d’autres questions du même genre n’est pas toujours facile.

Et si on commençait février en se disant qu’on est chanceux d’être vivants? Que nous avons encore le pouvoir d’agir sur nos vies pour les rendre les plus belles possible jusqu’à la fin? Que c’est le temps maintenant de faire ce dont nous avons toujours eu envie? Et si on agissait de façon à avoir le moins possible de regrets?

Je me rappelle cette infirmière qui a publié, en 2011, le livre The Top Five Regrets of the Dying, soit Les 5 plus grands regrets des mourants. Accompagnant des patients dans leur dernière semaine de vie, Bronnie Ware a recueilli leurs derniers mots et leurs souhaits à la veille de leur départ imminent. Malgré les différences d’origine, d’âge et de personnalité, des thèmes revenaient constamment.

  1. « J’aurais aimé avoir le courage de vivre comme je le voulais, et non de vivre la vie qu’on attendait de moi. »
  2. « Je regrette d’avoir travaillé si dur. »
  3. « J’aurais voulu avoir le courage d’exprimer mes sentiments. »
  4. « Je regrette de n’être pas resté en contact avec mes amis. »
  5. « J’aurais aimé m’autoriser à être plus heureux. »

Dans l’article What the dying really regret, Kerry Egan, aumônière dans un centre de soins palliatifs, raconte ce que lui a confié une patiente en phase terminale. Un rappel puissant qu’il faut être reconnaissant envers notre corps, le vaisseau physique qui nous transporte tout au long de notre vie.

«Mon corps va tellement me manquer. Je ne l’admettrai jamais à mon mari et à mes enfants, mais plus que tout, c’est mon corps qui va me manquer. Ce corps qui a dansé, mangé, nagé, fait l’amour et fabriqué des bébés. C’est incroyable! Pensez-y. Ce corps a conçu mes enfants. Il m’a transportée dans ce monde. Et je vais devoir le quitter. Je n’ai pas le choix. Je suis triste de penser que j’ai passé toutes ces années à le critiquer. Je n’ai jamais remarqué à quel point il faisait bon d’y vivre avant maintenant où ce n’est plus jamais agréable.»

Le reste de l’article vaut la peine d’être lu…

Sur le site de Psychologies.com, on apprend que les regrets ne sont pas que négatifs et qu’ils peuvent servir à quelque chose. Si on se demande, en les examinant «Pourquoi est-ce que je ressens cela?» ou «Pourquoi, à ce moment-là, je ne me suis pas écouté?», on peut tirer une leçon ou encore rectifier le tir sur une situation. Et réparer, s’écouter enfin, se pardonner en comprenant d’où ils viennent. Pour le futur. Encore faut-il qu’il y en ait un.

Parce que la vie est fragile, parce qu’on ne sait jamais quand elle prendra fin, vivons maintenant! Vous êtes amoureux de la fille du bureau voisin? Allez le lui dire parce que vous n’avez rien à perdre! Vous avez toujours rêvé de suivre des cours de tango? Inscrivez-vous! Vous vous ennuyez de cette amie à qui vous ne parlez plus depuis des années et avec qui vous avez pourtant passé des moments inoubliables? Téléphonez-lui! Vous traînez une triste histoire qui assombrit vos jours? Lâchez prise! Oui, je le sais. C’est facile à dire. Mais si c’était facile à faire, ces choses ne seraient pas des regrets. À vous de les transformer en autre chose!

Partager cet article

Vous aimerez également