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Examens et écrans… prendre soin des yeux de son enfant

Au début de l’automne, j’ai été invitée par les gens de Visique à rencontrer le Dr Frédéric Marchand, optométriste et vice-président de Visique Québec, pour discuter santé de l’œil. Ma fille commençait la maternelle et j’avais justement sur mon to do de lui faire passer un examen de la vue. J’ai fait d’une pierre deux coups et je suis allée avec elle à leur succursale de Rosemère où nous avons été accueillies par une équipe des plus chaleureuses.

Un premier examen visuel

Savez-vous à quel âge on doit passer un premier examen de la vue? Vers 5 ans je croyais, avant de commencer l’école. Il faut dire que je n’avais jamais vraiment eu d’inquiétude puisque ma cocotte remarque sans problème les parachutistes dans le ciel depuis ses 2 ans et qu’elle est ma championne pour trouver un papillon de boucle d’oreille perdu. Moi qui étais fière de «faire mon devoir de maman», j’ai été surprise d’apprendre que le premier examen visuel devrait se faire à 3 ans et qu’on pouvait même en faire à des bébés chez qui on soupçonne un problème (un œil qui louche par exemple). Dr Anouk Boudrias, qui a fait l’examen à ma fille, m’a expliqué qu’ils ont des techniques et des outils pour détecter très tôt les problèmes oculaires et que le plus tôt est le mieux pour les traiter. Certains troubles par exemple affectent la vision en 3D et c’est un problème qu’on peut arriver à régler s’il est décelé en très bas âge. Au Québec, l’examen visuel est gratuit pour les enfants de 0 à 17 ans alors profitez-en pour en faire passer un chaque année à votre enfant.

Mieux vaut prévenir…

Il y a un mouvement en santé qui vise la prévention et on voit de plus en plus cette vague en santé visuelle. Les nouvelles technologies nous permettent de déceler très tôt les anomalies et d’agir dès maintenant.

Par exemple, on a pu examiner le fond de l’œil de ma fille avec un appareil qui nous présente des images en coupe et permet de détecter très tôt des anomalies qui pourraient devenir problématiques. Il s’agit d’un examen complémentaire non couvert qui coûte environ 35 $.

Le point sur les écrans

«Il me semble que plus d’enfants portent des lunettes que dans mon temps», ai-je dit À Dr. Marchand avec une pointe de nostalgie. Est-ce la faute des écrans? Pas directement.

«Ce que la science a pu démontrer, c’est que le fait que les enfants jouent moins dehors a un impact sur la santé de l’oeil. À l’extérieur, l’œil doit constamment s’adapter aux volumes, aux profondeurs, au mouvement, aux différents niveaux de luminosité. Il travaille et ça le maintient en santé. Devant un écran. L’œil est toujours dirigé dans le même sens. Il travaille moins et devient paresseux. On ne peut prouver à ce jour que la lumière des écrans est nuisible, mais on peut affirmer que rester à l’intérieur l’est. » Dr Frédérick Marchand, optométriste.

Une autre bonne raison d’aller jouer dehors!

Quand s’inquiéter?

Avant de quitter, j’ai demandé à Dr Boudrias quels sont les signaux d’alarme qui devraient nous pousser à consulter pour un examen. On s’inquiète si notre enfant se penche toujours la tête d’un côté pour lire ou regarder la télé. C’est peut-être ainsi que ses yeux forment une image claire et il faut corriger cela. On consulte aussi si notre enfant semble avoir un problème avec les distances, s’il se cogne immanquablement dans un cadre de porte par exemple, ou encore s’il semble avoir de la difficulté à focaliser quand il lit. Enfin, les maux de tête et frottements de yeux sont aussi un motif de consultation. Tous ces problèmes devraient être décelés à l’examen visuel par contre si l’enfant a un suivi régulier.

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