Vivre

Fermé pour rénovation (la suite)

Il y a quelques semaines, j’ai réalisé que je n’étais pas prête à entrer dans une relation amoureuse.  Pourtant, j’avais passé de nombreuses heures à échanger sur le Net afin d’y trouver mon complice de vie…  Mais certains événements m’ont fait réaliser que mon solage émotionnel n’était pas assez solide pour que je puisse penser partager ma maison (ma vie) avec quelqu’un d’autre.  Du moins, présentement.

En fait, je ne suis probablement pas pire ni mieux que la plupart des femmes qui sont présentement à la recherche d’un amoureux, mais comme j’ai pris un engagement envers moi-même de ne rien vivre à moitié, j’ai besoin de revisiter et de réévaluer certains traits de ma personnalité pour voir si ceux-ci nuiront ou aideront à la dynamique du couple.

C’est donc en toute conscience que j’ai décidé de fermer mon cœur pour rénovation.  Cela fait presque deux mois et je ressens encore les bienfaits de cette décision dans ma vie.  J’ai retrouvé le focus me permettant de vaquer normalement à mes activités et cela n’a pas de prix.

Vouloir trop et vouloir trop précis

Cette fermeture temporaire de mon cœur m’a fait réaliser que c’est probablement parce que je voulais trop qu’il ne s’est rien passé d’intéressant ou de pertinent au cours de la dernière année.

Je voulais TROP être en amour et j’avais une idée TROP ARRÊTÉE de la personne qui devait se présenter.  Je voulais un Gerard Butler, mais pas n’importe lequel… Le Gerard du film PS I love you.

Ceci dit, j’ai donc décidé de remplacer désormais ma longue liste de critères par une seule phrase:  Je désire un homme merveilleux. Si je dis que mon homme sera merveilleux, c’est qu’il répondra immanquablement à tous mes besoins (physiques, intellectuels et émotionnels), non? Cela sera réciproque, évidemment, car la notion de réciprocité est ultra importante pour moi.

Se laisser porter par la vague

La vie me l’a prouvé plus d’une fois, c’est souvent en laissant les choses aller qu’elles s’arrangent d’elles-mêmes.

Nous pouvons émettre le désir d’être en amour, mais nous devons lui donner l’espace nécessaire pour qu’il grandisse.  Nous devons nous en éloigner, prendre du recul, ne pas lui faire de l’ombre.

Trop vouloir être en amour crée autour de nous une sorte de bouclier qui risque de repousser les hommes.  C’est comme si nous nous promenions avec un post-it en plein front qui dit: «Viens, que je te mette le grappin dessus!»  Tout ce qui est demandé et attendu avec l’énergie du désespoir ne peut rien nous apporter de bon.  (Clin d’œil)

J’ai moi-même constaté, avant les fêtes, que je n’étais plus tout à fait là dans mes sorties avec mes amis. J’étais en attente…  Mes soupers de filles n’étaient plus des soupers de filles, mais une sorte de prétexte pour potentiellement rencontrer l’amour.  J’espérais voir entrer un homme charmant qui n’aurait d’yeux que pour moi.  (Oui, je sais, je ne manque pas d’imagination…)

Pendant ce temps, je passais à côté de moments qui auraient pu être très agréables si seulement je m’étais laissée porter par la vague.

D’être fermée pour rénovation ne veut pas dire que je suis, aujourd’hui, complètement indisponible à l’amour. Il pourrait, effectivement, arriver que je rencontre par hasard une personne qui saura tellement m’inspirer que je n’aurai qu’une seule envie:  l’inviter à poursuivre les travaux de rénovation en ma compagnie.

Mais ce sera lui qui me trouvera, car pas question que je perde encore de l’énergie dans ce domaine!  (Sourire)

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Extrait tiré du Carnet de route pour manifester l’inattendu. Visitez jackiebhamilton.com.

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