Vivre

Fermé pour rénovation

Tous les célibataires vous le diront, à l’approche de la Saint-Valentin, il y a toujours ce petit pincement au cœur parce que nous nous imaginons passer à côté de la journée la plus merveilleuse et romantique qui soit. (Euh… Dans la vraie vie, j’ai des amies qui doivent quasi traîner de force leur conjoint au restaurant et d’autres qui attendent encore de recevoir le fameux bouquet de fleurs…)

Ceci dit, je réalise cette année que ça m’est tout à fait égal de traverser cette journée du 14 en solo. En fait, je dois vous raconter un truc vraiment étrange qui m’arrive présentement…

Il y a environ un mois, j’ai réalisé que je n’avais plus du tout envie de tomber amoureuse. Que dalle! Niet! 

Sur le coup, je n’ai pas trop compris ce qui se passait, car j’avais tellement répété, sur tous les tons, à quel point une présence masculine manquait à ma vie. Il faut dire que la période des fêtes a justement été difficile parce que j’ai réalisé que mon lit était devenu beaucoup trop grand pour une seule personne. (Même si j’ai deux chats obèses à poil long extrêmement affectueux qui s’empressent de prendre toute la place.)

Alors pourquoi, tout à coup, ce désintérêt total pour l’amour?

La différence entre vouloir et être prêt

En fait, la vie a eu la gentillesse de mettre sur ma route une personne qui m’a fait réaliser beaucoup de choses dont la plus importante:  je ne suis absolument pas prête à me mettre en couple.

Reconnaître ceci m’a fait un bien incroyable! C’est comme si je m’enlevais cette pression que le temps impose. Vous savez quand on se dit:  «Encore une veille de jour de l’An sans french kiss à minuit, encore une Saint-Valentin sans petit mot doux…»

En vérité, ma réflexion est surtout venue du fait que j’ai compris que je n’étais pas assez solide, émotionnellement parlant, pour envisager une vie de couple. Je ne suis pas prête. Même si je veux de tout mon cœur, il y a certaines choses qui doivent d’abord être réglées pour que l’expérience, lorsqu’elle se présentera, soit des plus enrichissantes.

Être bien avec soi d’abord et avant tout

Nous pouvons avoir d’excellentes relations avec nos amis et collègues de travail, mais la vie en duo amène son lot de défis. En fait, le couple fournit la dynamique parfaite pour faire ressortir nos plus grandes insécurités et faire remonter nos plus grandes blessures. C’est quelque chose que nous ne réalisons peut-être pas dans les premiers moments de la rencontre, mais notre véritable nature finit toujours par revenir au galop. Par véritable nature, j’entends ce que nous sommes devenus par la force des choses.

Et, justement, quelle est cette véritable nature? L’assumons-nous totalement? En sommes-nous fiers? Étant célibataire depuis quelques années (à part quelques petites histoires qui comptent moins de 500 mots), je n’ai jamais eu la chance de tester mes nouveaux réflexes en matière de couple. Reste-t-il des séquelles de ma relation précédente? Des comportements motivés par la partie en moi qui a encore besoin de se faire entendre haut et fort parce qu’elle a été négligée ou écrasée?

C’est donc avec la plus grande joie (et le plus grand soulagement) que j’ai décidé que mon cœur est temporairement fermé pour rénovation. C’est un choix basé sur l’amour:  celui que je dois d’abord me porter pour me permettre d’accueillir et d’apprécier l’autre à sa juste valeur.

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