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Hôtel Jamaica Inn: le refuge de Marilyn

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Je suis folle de la Jamaïque. Io et moi y sommes allés plusieurs fois depuis vingt ans. C’est à Négril que notre fille Stella a fait ses premiers pas (pieds nus) et les clichés de nos plus beaux souvenirs de vacances ornent encore les murs de notre maison.

Cette fois-ci par contre, Iohann et moi avons triché les enfants pour aller en vacances entre adultes (ben quoi… Elles avaient de l’école!). Accompagnés de nos amis Richard Speer et Ruby Brown avec qui j’adore voyager, nous nous sommes envolés vers Ocho Rios, à 2h de Montego Bay pour découvrir le Jamaica Inn pendant quelques jours.

Bâti en 1950, l’hôtel a un côté britannique indéniable. Il appartient à la même famille anglaise depuis 1958 et a eu sur sa liste d’invités sélects Marilyn Monroe et Arthur Miller.En plus des photos de l’icone dînant avec son amour et les amis qui ont fait le tour de la planète, le proprio a retrouvé dernièrement des photos inédites de Marilyn posant devant la plage et s’entrainant (ou serait-ce plus une pose de yoga) au gym.

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Des années Marylin, très peu a changé et c’est tant mieux! Le hall d’entrée et les terrasses s’ouvrent sur un jardin de fleurs tropicales, d’arbres Jacaranda, de bougainvillées et de palmiers. Quelques marches plus bas, une jolie petite piscine d’eau fraîche et un terrain de croquet nous attendent (on feel à l’anglaise ici!) Attention au décorum, les hommes doivent porter les pantalons longs pour s’installer au resto le soir.

Les 47 spacieuses chambres décorées avec raffinement en bleu et blanc, installées dans des petits bungalows d’époque, offrent toutes un balcon et une vue magnifique sur la plage. Elles n’ont pas de télé, mais le salon-bibliothèque regorge de magazines et de livres que l’on échange avec plaisir pendant le séjour. La véranda de notre suite (la 35) donnait directement sur la plage. L’hôtel est d’ailleurs installé sur l’une des plus belles plages privées de l’île et n’est donc pas truffé de vendeurs itinérants. On y dépose nos effets personnels comme si on était dans notre propre cour le matin! Lovée au creux d’une baie sans vagues décoiffantes, la qualité de l’eau et du sable y est incomparable. Ici, pas de string, de bling-bling, de musique qui défonce les tympans sur la plage, ni de discothèque qui empêche de dormir le soir. C’est le calme plat, sans être plate! On s’y repose vraiment. Tous les équipements de sports nautiques sont offerts gratuitement, le tennis et le gym un peu plus loin sont aussi très agréables. Perché sur une falaise, le spa Kia Ora scelle la poésie de l’endroit, avec ses cabines de massage et ses cours de yoga avec vue sur la mer.

Sans être l’une des meilleures tables de l’île, le Jamaica Inn offre une cuisine européenne aux accents jamaïcains à déguster sous les étoiles sur l’immense terrasse. L’établissement familial est soutenu par un personnel très efficace et discret qui fait d’ailleurs tout son charme. Il faut entendre les serveurs qui y travaillent depuis 40 ans raconter à quel point ils y sont bien traités. Certains y bossent toute leur vie et quand ils quittent pour un autre monde, leurs cendres sont libérées sur le site par la famille et les employés lors d’une cérémonie et un cocktail est créé à leur nom.

Les inconvénients

Le site est interdit aux enfants de moins de 12 ans. L’accès pour handicapés n’est pas développé à son maximum, tandis que le prix des chambres en revanche, l’est! On peut y prendre le petit déjeuner inclus et sortir pour dîner, question d’alléger la facture. Ocho Rios et les villages environnants regorgent d’ailleurs de restos sympas à quelques kilomètres en taxi, comme le Scotchies dont le jerk chicken ferait rougir nos meilleures rôtisseries québécoises. Question activités, on s’y retrouve aussi pour pas cher: libération de bébé tortues vers la mer avec un biologiste pour 15$ bien investis et saut du haut des chutes du Blue Hole avec guide privé pour 10$ par personne plus pourboire.

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À visiter aussi, l’hôtel GoldenEye, où Ian Fleming a écrit 14 James Bond.

Mits-cote: 4 **** sur 5

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