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Je déteste les mardis

mardi

Tout est dans le titre. Voilà, c’est dit. Je déteste les mardis, ces deuxièmes jours de la semaine qui emportent avec eux la promesse de jours meilleurs. Le lundi, c’est le renouveau, c’est le début de quelque chose. On se lève difficilement, mais plein de bonnes intentions, inspirés par nos lectures du week-end et les bonnes résolutions que l’on a prises. Cette semaine, je vais manger mieux. Cette semaine, je ferai plus d’exercices. Cette semaine, j’attaquerai mes tâches une à la fois au bureau et je ne laisserai pas le stress m’envahir. Cette semaine, tout ira mieux, tout sera plus beau et fantastique.

Et puis mardi arrive et nous ramène à l’ordre en balayant toutes ces belles idées qui ont pris naissance autour d’un bon café dégusté lentement un samedi matin. Le constat est souvent le même : tout ça est bien beau, mais après ces deux jours de pause, la vie reprend son rythme effréné. Si on a au cours du week-end pris le temps de rêvasser à ce qu’on aimerait, on n’a bien souvent pas réfléchi à la façon dont on s’y prendrait pour l’obtenir. On y pensera ce week-end et on commencera lundi prochain.

Cette aversion pour les mardis s’est déclarée au secondaire je crois alors que je réalisais, après m’être bercée d’illusions le week-end, que j’avais toujours mes boutons, que j’étais toujours aussi invisible et que mon béguin du moment n’avait pas « cassé » avec sa blonde lors du party de samedi (auquel je n’étais pas invitée).

Plus tard, quand j’ai commencé à travailler, j’ai vite compris que le lundi était une journée de décision et que le mardi on devait passer à l’action. Pensez-y… Le lundi, les dirigeants se réunissent, passent en revue la semaine précédente et décident d’un plan d’action pour la semaine qui débute. Des directives sont ensuite données à tous les niveaux et la semaine se met en branle. Moi, je suis traductrice donc le dernier maillon de la chaîne de communication… Le mardi matin, tout le monde s’acharnait au travail et vers midi, ma boîte de réception débordait de courriels ayant pour objet : Mémo urgent super important à traduire ASAP. Puis le téléphone sonnait : As-tu fini? Le stress revenait au galop et je pigeais dans le bol de bonbons sur le classeur. Je serai moins stressée et je mangerai mieux la semaine prochaine que je me disais.

Il y a aussi la circulation… Avez-vous remarqué qu’elle est toujours plus dense le mardi?

Mon dernier accident de voiture? Un mardi.

Les plus grosses tempêtes de neige? Souvent un mardi.

Il y a toutefois une seule et unique exception à cette règle et c’est la naissance de mon fils. Je ne vous dis pas le stress que j’ai vécu quand la chirurgienne m’a donné la date pour ma césarienne. J’ai bien pensé refuser, mais c’était sa journée en salle d’opération. Craignant la catastrophe, j’ai tout fait pour que mon travail se déclenche plus tôt pour ne pas devoir accoucher un mardi. Sans succès. Heureusement, tout s’est bien déroulé quoique l’intervention a duré une heure de plus.

Même si je suis maintenant pigiste et que j’arrive à éviter une partie des désagréments du mardi, il reste que les mauvaises nouvelles, la fièvre du petit dernier ou les rendez-vous pas le fun arrivent toujours un mardi. Aussi, par superstition, je ne soumissionne jamais un mardi et j’essaie autant que possible de ne pas planifier de rencontre ce jour-là.

Pour adoucir ce mardi matin, j’ai pris un deuxième café et je me suis installée à mon clavier pour écrire. Je ne crois pas que ça puisse empêcher une catastrophe, mais ça m’a permis de commencer ce mardi avec le sourire.

Et vous, comment sont vos mardis? Avez-vous une aversion particulière pour une journée de la semaine?

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