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Je n’ai pas peur de changer

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Je n’arrêterai jamais de vouloir changer. La raison en est fort simple: parce que bien que je tende à aimer de plus en plus celle que je suis, je sais qu’il y a encore beaucoup à faire. Le changement ne me fait pas peur, il me stimule. Il est le courant qui fait bouger les rivières et empêche l’eau de stagner.

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La peur de perdre ses repères

Je suis toujours surprise de voir à quel point les gens ont peur du changement, que ce soit en lien avec ce qu’ils sont ou leur environnement. Ils se sentent menacés, perdus et déstabilisés dès qu’ils ont à changer certaines habitudes, attitudes ou un comportement. C’est comme si on leur enlevait quelque chose de précieux alors que, bien souvent, si les autres ou les situations nous amènent à changer, c’est pour notre plus grand bien.

Lorsque je parle de changement, pour ma part, je le vois très positivement. Et même le changement qui, parfois, nous amène à devenir, pendant un certain temps, ce que nous pensons ne pas être. Combien de fois entendons-nous des gens dire, après une rupture, qu’ils ne changeront plus jamais pour personne? Je trouve cela bien dommage, car si on a parfois l’impression d’être assimilés, il reste qu’il s’agit aussi d’une invitation à être et à vivre autre chose et cela, ça n’a pas de prix. Autrement, notre tendance serait de rester coincés dans un carcan rigide et nous passerions à côté de belles opportunités de vivre des situations stimulantes.

Pour mieux se connaître

Nous ne pouvons envisager d’interagir avec les autres et ne jamais rien changer dans notre façon de communiquer, d’agir ou d’être. Cela est tout à fait irréaliste. Et ceux qui y arrivent finissent souvent par se retrouver seuls et aigris.

Comme je dis toujours, on ne peut pas juger ce qu’on n’a jamais essayé. En fait, si nous avions tous comme principe de ne parler et commenter que ce qu’on a expérimenté, le monde ne s’en porterait que bien mieux. Mais, étrangement, ce sont souvent ceux qui refusent le changement qui s’expriment le plus et parlent le plus fort. Toutefois, la sagesse ne se trouve pas dans la quantité de mots que l’on prononce, mais dans la qualité de ceux-ci.

En ayant l’ouverture de modifier certains paramètres afin de nous adapter à notre environnement, nous nous permettons aussi d’apprendre à mieux nous connaître. Car la plupart du temps, c’est lorsque nous sortons de notre zone de confort que nous voyons vraiment ce qui marche et ce qui marche moins bien. Cela nous oblige à analyser avec plus de discernement qui nous sommes réellement et ce que nous aimerions vraiment apprendre à devenir ou à expérimenter.

D’autres nuances à notre palette de couleurs

C’est pourquoi je trouve qu’il est intéressant d’être capables de s’ouvrir aux autres et de se permettre de côtoyer des personnes qui sont totalement différentes de nous. Bien que celles-ci nous rendent parfois mal à l’aise ou nous donnent envie de nous éloigner le plus rapidement possible, il reste qu’elles sont, la plupart du temps, les véritables enseignantes mises sur notre route pour nous faire comprendre certaines choses essentielles à notre évolution.

D’ailleurs, je vous invite à réfléchir à toutes ces personnes avec qui vous n’avez absolument pas d’affinités ou qui vous mettent dans tous vos états. Qu’est-ce qui, chez elles, provoque le malaise? Et est-ce que ce malaise n’aurait pas à voir avec quelque chose que vous portez à l’intérieur de vous et que vous refusez d’accepter? Ou est-ce quelque chose que vous aimeriez, tout simplement, porter? C’est souvent l’un ou l’autre.

Il y a des gens, par exemple, qui méprisent la sexualité débridée parce que, de par leur éducation, ils se sont toujours forcés à contenir leurs pulsions en ce sens. Ainsi, ils portent en eux ce désir profond, mais n’ont d’autre choix que de l’étouffer, car ils ont la conviction que le paraître doit l’emporter sur l’être. Encore là, je reviens avec ma fameuse phrase qui dit qu’on ne doit pas juger ce qu’on n’a pas essayé.

J’ai compris de nombreuses choses au fil des ans parce que je me suis ouverte à la possibilité que le changement ne peut qu’être positif. Le mien comme celui des autres. S’il ne nous apporte pas immédiatement la joie que nous escomptions en retirer, il permet tout de même d’ajouter quelques nuances à notre palette de couleurs. Et, entre vous et moi, je préfère de loin devenir un être de plus en plus coloré plutôt que de m’enfermer dans mes teintes de gris.

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