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L’adolescence : comprendre pour arrêter de serrer les dents!

L’adolescence est une période qui rebute ou même qui effraie certains adultes. Certes, lorsqu’il y a présence de nonchalance, de crises de colère, de repli et de démotivation, cela peut s’avérer être une période presque surhumaine à tolérer pour les parents.

Il n’en demeure pas moins que les adolescents sont tous des humains magnifiques qui méritent qu’on s’y intéresse.

Je.vous.le.jure! Oui, oui, même le vôtre!

L’adolescence, toute une étape!

La période de vie liée à l’adolescence est très chargée. Au plan physique, il y a les changements hormonaux qui ont souvent des effets sur le comportement.

Au plan neuronal, le cerveau continue de se développer. Par exemple le lobe frontal, qui est le siège des comportements sociaux, n’est pas à son plein potentiel. Cela explique entre autres pourquoi plusieurs adolescents font des actes très risqués.

Au plan identitaire, l’adolescence est une période de doute et de questionnements existentiels. Qui suis-je? Qui est-ce que je veux devenir? Qui sont mes vrais amis? En soi, juste cette étape peut être prenante en termes d’énergie alors imaginez lorsque l’adolescent doit en plus se préoccuper des exigences scolaires, familiales et amicales!

L’environnement familial a souvent un impact sur le déroulement de l’adolescence. Certains parents, souvent inconsciemment, ajoutent une pression d’être, de faire et de devenir à leurs adolescents. Ces derniers sont donc confrontés à répondre aux exigences externes tout en essayant de gérer leurs enjeux personnels. Ouf!

Les enjeux relationnels du parent: de l’enfance à l’adolescence

Si vous éprouvez des difficultés avec votre adolescent au plan relationnel, sachez que vous n’êtes pas seul! Mais pourquoi?

Plus jeunes, les enfants se réfèrent régulièrement à leur parent pour obtenir de l’aide, du réconfort et se faire guider. Cet appel à l’adulte réfère à la théorie de l’attachement, mon dada.

À l’inverse, l’adolescence est une période transitoire où l’individu souhaite s’éloigner de ce lien parent-enfant pour acquérir son autonomie d’adulte. Mais souvent, une lutte interne se produit chez l’adolescent. Autant souhaite-t-il s’éloigner de son parent, autant cela peut l’effrayer. Il a encore besoin d’obtenir son soutien.

Certains parents vivent mal ce besoin de leur adolescent. Par exemple, certains pourraient prendre les attaques de l’adolescent trop personnel et délaisser le jeune complètement. Pourtant, dans certains cas, ces «attaques» sont bénéfiques pour obtenir une distance nécessaire. Le parent a alors la mission, parfois lourde, d’agir comme un phare, droit et solide, pour continuer de faire partie prenante du développement de son adolescent.

À l’inverse, d’autres parents pourraient plutôt être tentés de surinvestir la relation lorsqu’ils constatent que leur «bébé» n’a plus autant besoin d’eux. D’autres cherchent à trop en faire, souvent tout simplement par manque de compréhension de ce qui est normal à cette période charnière. Ces avenues ne sont souvent pas aidantes pour l’adolescent non plus.

La tâche du parent est donc de «survivre» à ces élans, parfois tumultueux, de séparation et de rapprochement de la part de l’adolescent. Il doit tenter de trouver un équilibre entre le fait de laisser aller son enfant, qui n’en est plus un, tout en gardant une saine distance. Dans ce cas, l’adolescent pourra faire appel à son parent au besoin. Comment faire? C’est entre autres votre adolescent, dans la relation que vous entretenez avec lui, qui vous guidera vers une «juste» position. Respectez-le et cherchez à comprendre son rythme.

Évidemment, il demeure important d’instaurer un certain cadre face à ce qui est accepté ou pas. Vous demeurez son parent. Ainsi, vous pouvez accepter qu’il ne vous suive plus à tous les évènements sociaux, mais lorsqu’il est présent, il doit être respectueux et poli.

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