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Lancement du troisième roman de Valérie Chevalier, Les petites tempêtes

Crédit photo: Karine Paradis

ATTENTION! Nouvelle chicklit en vue, les filles. Un road novel bien lumineux qui risque de chasser la grisaille printanière qui règne présentement sur Montréal…

Après Tu peux toujours courir et La théorie du drap contour, écoulés à près de 30 000 exemplaires, Valérie Chevalier revient à la charge avec un tout nouveau bouquin: Les petites tempêtes! Ouiiiiiiii.

Hier soir, c’est du côté de la Galerie 1040 à Montréal que les célébrations entourant la sortie de Les petites tempêtes avaient lieu, alors que famille et amis étaient présents pour soutenir la belle. Juste avant qu’elle ne parte à Paris pour faire la promotion de son tout premier livre (qui est sorti de l’autre côté de l’océan le mois dernier), j’en ai profité pour piquer une petite jasette avec l’auteure/comédienne/animatrice/chroniqueuse/reporter/fiouuuf!

Valérie, parle-moi un peu de ton livre… déjà, pour chaque nouveau bouquin, tu as une nouvelle couleur accrocheuse et un titre cool!

Merci! J’aime créer des univers, dans mes livres comme sur les pochettes! Quand j’achète un livre, souvent, c’est ce qui m’attire en premier. Forcément. T’entends parler de l’histoire et tout ça… Mais, j’aime l’objet du livre. Ça m’a toujours plu d’avoir des «beaux» livres. J’aime les acheter, j’aime les toucher. Je ne fais pas partie de ceux qui sont passés au numérique et qui lisent sur iPad, non!

Les petites tempêtes est un petit livre dans la même formule que La théorie du drap contour; ce sont de courts chapitres, ça se passe sur de nombreuses années. Le lancement se déroule ce soir dans une galerie d’art, parce que le personnage fait de la peinture, elle est une artiste peintre! En fait, on la suit de son entrée au secondaire jusqu’à sa mi-trentaine. Les petites tempêtes, ce sont les tempêtes que l’on croise dans notre vie; il y en a qui sont très grosses, il y en a qui sont petites, certains en ont beaucoup, d’autres, non… C’est comme une analogie de petits bateaux, qui fait que lorsqu’il y a une tempête, parfois, tu as l’impression que tu ne t’en remettras pas. Mais le soleil revient toujours!

On est dans la fiction?

Oui, encore une fois. Totalement. C’est Raphaëlle, une fille dont les parents sont séparés, qui n’avait pas beaucoup de sous quand elle était jeune et qui se fait une amie avec qui elle va être complice. On la suit dans sa vie. En fait, c’est une fille qui ne l’a pas eu si facile… elle n’a pas confiance en elle, elle est un peu fragile, sa mère les a abandonnés quand elle était jeune. Alors, elle a vraiment un début de parcours pas facile, pis en fait, le but, c’était un peu la quête identitaire; de parler de ce qui façonne l’être qu’on devient. Est-ce que ce sont les fondations, la famille, est-ce que ce sont les valeurs qui te sont enseignées ou, si au contraire, tu peux changer le destin en prenant des bonnes décisions? Est-ce que ce sont tes amis qui façonnent ce que tu es ou est-ce que ce sont tes choix? Un peu de tout! Mais bon, à quel point tu es défavorisée quand tu pars avec une prise au bâton, quand tes parents ne sont pas présents, qu’ils n’ont pas beaucoup d’argent, que tu as des blessures et que tu penses que tu ne t’en remettras pas… C’est un peu ça.

Tu qualifies Les petites tempêtes de road novel: cette partie-là vient un peu de toi, non? Tu pars souvent en voyage découvrir le monde lorsque tu ne travailles pas!

Ça vient de moi parce que… c’est drôle, j’ai amené ça au livre et le livre m’a amené ça aussi. C’est comme un échange entre nous, parce que je parle de lui comme s’il existait.

Tu trouves que le livre t’a nourrie?

Vraiment! Parce que, en fait, je me suis obligée à voyager pour le récit. Dans le sens que j’avais un peu fait le plan de mon livre et t’sais… Rafaëlle s’en va au Saguenay et je n’y suis pas allée pour ça, mais je suis déjà allée là-bas; elle s’évade à un moment au Massachusetts, où elle va rester plusieurs mois, et je suis allée au Massachusetts pour le livre! Il y a une partie qui se passe à Paris aussi, où elle va se retrouver pour une demi-année, et je suis allée à Paris une ou deux fois pour m’imprégner de la ville, pour m’inspirer là-bas et pour essayer vraiment de rendre le plus fidèlement possible les ambiances, les rues, les endroits dont je parle…

C’est cool ça!

Donc, ça a été mon prétexte pour voyager aussi! J’aime déjà voyager, mais c’était comme des moitié-vacances, moitié-création… Je suis partie avec mon ordinateur et je me suis installée sur des terrasses, et j’écrivais mon livre.

Les héroïnes de tes livres sont toujours féminines, crois-tu un jour que tu vas faire le switch et mettre en scène des héros masculins?

J’aime mettre des filles à l’honneur dans mes histoires, regarder leur psychologie et mettre leur vie en lumière, leurs questionnements, leurs problèmes, leur façon d’affronter les épreuves. J’trouve ça le fun, et je trouve que c’est un genre d’hommage aussi aux femmes autour de moi que je trouve vraiment hot. Pis je me dis tant mieux si ça vient les chercher et qu’elles peuvent se reconnaître dans le personnage.

Est-ce qu’il y a des gens justement qui viennent te voir pour se confier?

Avec La théorie du drap contour, j’ai vraiment eu des filles qui m’ont dit: «Ton livre est arrivé au bon moment. Je venais de rompre, pis on dirait que je me disais que je ne pourrais jamais retomber en amour». Une fois, au Salon du livre, il y a une fille qui m’a dit: «C‘est-tu vrai qu’on se remet toujours de nos peines d’amour?» et elle s’est mise à pleurer en ajoutant «Moi, j’viens de rompre avec mon chum, pis je pense que c’est le seul que je vais à jamais aimer!». Je deviens un peu une confidente, je trouve ça beau parce qu’on a toutes eu un moment, une peine d’amour, où on s’est dit qu’il n’y aurait pas de lumière au bout du tunnel… et, en fait, mes romans, ce sont des feel good novels. Ce sont des romans qui j’espère font du bien!

Quand j’ai une fille qui m’écrit sur Instagram en me disant: «T’sais, j’tais sûre que ça n’irait plus jamais bien. Mon chum vient de me laisser, je viens de vivre la pire de mes peines d’amour, mais ton livre m’a vraiment redonné espoir, m’a donné envie de me retrousser les manches et de continuer parce que le temps va passer et il va effacer les choses. Pis j’ai encore d’autres belles choses à vivre! Faut j’m’accroche à ça, pis ton livre m’a vraiment fait réaliser ça»… C’est sûr que lorsque je reçois des messages comme ça, je fais comme «Hey t’sais!»… Juste pour ça, mon objectif est atteint là! Si j’ai pu avec mes mots mettre un petit baume sur les peines d’amour que certaines personnes ont pu vivre, ça me rend super heureuse et après ça, ça reste un divertissement, ça reste une oeuvre de fiction qui est faite pour faire sourire ou pour faire réfléchir. Mais, quand j’arrive avec des témoignages comme ceux-là, ça me rend vraiment heureuse, pis ça me rend fière de mon travail.

Quand je t’ai parlé au lancement de ton premier livre, tu ne savais pas si tu allais en faire un deuxième… là, tu as comme… pogné la piqûre?!

Vraiment (sourire)!

Est-ce que tu te vois comme une auteure maintenant?

Là, je te dirais que oui. Après trois livres, je pense que je peux dire que je suis auteure. Je peux le nommer… Avant, c’était un peu comme… un peu comme un one night t’sais (rires). Une fois, ce n’est pas sûr qu’on va se revoir… Deuxième livre, tu fais comme, «O.K., ouin… c’tait quand même cool»… pis le troisième, t’es comme: «Là, j’suis engagée, t’sais! Ça fait trois! On peut dire qu’on s’fréquente là!». Je suis un peu à cette étape-là dans ma relation avec les livres! J’ai un peu été adoptée aussi.

Tu as vendu beaucoup de livres!

Oui! Ça a très bien fonctionné! Tu vois, le premier, il vient de sortir en France et c’est génial! C’est un beau cadeau. C’est comme si le public m’avait dit: «Oui, on aime ça lire tes livres, pis on t’adopte, comme auteure on a envie de te suivre». Probablement que j’écrirais quand même parce que j’ai vraiment eu la piqûre: je l’ai toujours fait, j’ai toujours écrit des cahiers, avec des notes de mes humeurs, mes petits bonheurs de la journée… pis j’aime ça faire des listes, prendre des notes. L’écriture, ça fait comme partie de mon quotidien. Mais là, de le faire dans une oeuvre de fiction, c’est quelque chose que j’ai vraiment adopté. Je pense que je ne pourrai juste plus ne plus écrire! C’est ça… je ne sais pas le prochain est pour quand! J’ai un peu envie de prendre des vacances aussi, parce que j’ai comme eu une très grosse année télé, pis là mon livre sort, La Voix vient de finir, Cochon Dingue à Télé-Québec aussi…

ET L’AMOUR DANS TOUT ÇA?

Tu parles beaucoup d’amour dans tes livres… alors, toi, es-tu en amour?

Ben oui! J’te donne le scoop (sourire)!

C’est qui, c’est qui?

Ah! Je te dis juste que je suis en couple et que je suis heureuse!

Est-ce qu’on va le voir au Gala Artis?

Non! Il n’est pas connu, il n’est pas du tout dans notre domaine… ça fait du bien aussi de voir quelqu’un qui n’est pas dans notre domaine. Je trouve ça l’fun! Il est très gentil là, pis c’est ça… c’est l’fun!

Psssst! Pour le look printanier «repousse tempête» de Valérie: jumpsuit H&M, t-shirt Zara et chaussures Marc Jacobs.

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