Culturel

Le son envoûtant d’Aaricia

Crédit photo: Simon White

La puissance oratoire d’un rappeur, sans la rapidité, la douceur du miel et un soupçon d’électronique ensorcelant… c’est ainsi que je décrirais le son d’Aaricia.

La compositrice-interprète de 21 ans, née et élevée à Montréal, raconte qu’un cours de poésie a changé sa façon d’écrire ses chansons. Ses paroles sont puissantes et sa maîtrise des mots incroyable. Elles les utilisent de façon inattendue créant des rimes et des mélodies lentes et sexys. La structure poétique de ses textes et chaque mot doivent être parfaits.

Aaricia (que l’on prononce a-REE-ci-a) a toujours voulu être une chanteuse. C’est pourquoi elle apprit la guitare. Coup du destin, il y a deux ans, elle a rencontré Sebastian Navarro, un ami du secondaire, alors qu’elle jouait de la guitare dans un parc.

 «J’étais une âme perdue à ce moment-là. Je lui ai joué une chanson qui parlait de mon ex et quand j’ai eu terminé, il m’a dit “Wow! Il t’a vraiment blessée” ». Quelques semaines plus tard, elle l’a rencontré à nouveau à un arrêt d’autobus et il l’a invitée à une fête où elle a fait la connaissance de son producteur actuel, Max-Antoine Gendron de Ghost Club Records.

«Si j’avais pris cet autobus, tout aurait été différent. Je crois que ça devait arriver.»

Aujourd’hui, le trio, qui est aussi composé de Stéphane Gagnon, le père et producteur exécutif d’Aaricia, crée de la musique téléchargée des centaines de milliers de fois en Amérique du Nord et en Europe. La musique, elle a ça dans le sang puisque sa mère, Concetta Malorni, travaillait autrefois avec Nick Carbone qui a fait découvrir Nuance, Les BB et Mitsou à la fin des années 80.

Aaricia ressemble tellement Lady Gaga qu’elle s’est fait aborder constamment dans la rue lors d’un récent voyage à Miami.

«Je ne le vois pas», dit-elle. «J’imagine que c’est parce que nous sommes toutes les deux italiennes et pas de vraies blondes. » Inspirée par Daenerys de la série Trône de fer qu’elle lit actuellement, Aaricia s’est teint les cheveux platine.

Lorsqu’elle marche dans la rue, elle a ce quelque chose de sexy qui attire le regard de tous ceux qui passent près d’elle. Aaricia sait plaire à la caméra. J’ai pu le constater en la photographiant. Elle a ce petit mouvement de danse bien à elle.

Sur scène lors d’un récent party de la maison Ghost Club Records, elle a attiré les sifflements de la foule en distribuant quelques sourires. Elle était chaussée de cuissardes de suède noir et d’un t-shirt jaune surdimensionné avec une poche poitrine arborant l’illustration d’une frite McDonald’s. Elle a séduit la foule avec ses mouvements et a provoqué l’audience accompagnée de Max et GrandBuda qui nous ont offert des rythmes complètement fous.

Sur son récent album Figures, elle aborde les jeux psychologiques, le luxe et l’égo. Sa collaboration sur All Night avec GrandBuda est une pièce phare de l’album, mais c’est Spin qui tourne dans ma tête. La voix d’Aaricia créé une dépendance tout comme ces frites de McDonalds’s qu’elle arborait.

Écoutez aussi Losing You de son premier album The Ruler.

«C’est une chanson que je vais toujours ressentir, peu importe le moment où je la chanterai. Nous l’avons enregistrée d’un seul coup. Lorsque j’ai ouvert les yeux, je suis sortie de ma transe.»

Téléchargez sa musique sur iTunes, Apple Music, Tidal, Google Play, YouTube, Sound Camp, Deezer et Spotify ici. Et soyez prêts à danser!

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