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Le sucre et l’intestin: comprendre pour mieux gérer notre santé

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Dimanche matin, assise à mon bureau avec un bon thé vert, tout juste remise d’un virus très virulent qui m’a mise K.O. pendant une semaine, je rattrape le retard avec quelques lectures reçues dans les derniers jours. Je ne sais pas vous, mais moi, après un gros virus, je me fais toujours quelques promesses pour ma santé. Boire plus d’eau, cuisiner de bons aliments plus souvent… Vous voyez le genre? J’étais donc motivée à lire deux ouvrages écrits par des experts pour mieux comprendre, traiter et, logiquement, soigner son corps. Quelques heures plus tard, j’avais le vertige. L’aurez-vous aussi?

TOUS CONTRE LE SUCRE

J’ai commencé par lire La méthode sans sucre puisque j’étais tombée sur l’article de Josée Blanchette, intitulé «Confession d’une dent sucrée». Le sucre, avec son air bon enfant, est en fait un ennemi du corps. Il est partout et depuis longtemps, créant des ravages sur celui qui en consomme. Ce sont les constations de Mme Blanchette, qui y voit un lien avec son cancer du côlon, elle qui faisait attention à tout le reste, qui ne mangeait pas de viande et qui s’entretenait le squelette et le mental depuis autant d’années.

Ces constatations, elles sont aussi le cheval de bataille des 4 experts et auteurs de La méthode sans sucre, qui le lient aux troubles intestinaux, à l’hypertension, aux maladies dépressives, au diabète, aux troubles dentaires, à la chute des cheveux, aux troubles cutanés, au cancer, au TDA/TDAH, aux maladies neurodégénératives, aux troubles thyroïdiens et à la douleur chronique. Ouf! On y apprend à quoi sert le sucre, qu’il existe en plusieurs versions puis on y lit comment différencier les bons glucides des mauvais, comment le cerveau se fait avoir avec cette dépendance, comment se sevrer…

La méthode se fait en trois étapes et débute avec «La préparation» qui consiste à tenir un journal de ce que l’on mange, de quand on le mange, et de tous les ingrédients puis à observer les réactions après avoir mangé au niveau des humeurs, du sommeil…

La deuxième étape s’intitule «Connaître ses aliments». On nous apprend en quoi consiste une alimentation saine en identifiant et en expliquant les principaux joueurs: les protéines, les bons grains, les lipides, les glucides, les vitamines, les minéraux, etc.

Enfin, c’est le temps de mettre en pratique ces nouveaux apprentissages pour la troisième étape, «Diète et exercice». Il y a du sucre partout, les amis. Et notre consommation ne cesse d’augmenter.

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TOUS POUR LES BONNES BACTÉRIES

Dans l’ouvrage L’intestin, source de tous nos maux?, une gastroentérologue nous explique comment notre régime alimentaire moderne et notre mode de vie aseptisé ont contribué au déséquilibre de notre flore intestinale, causant ainsi bon nombre d’allergies et de maladies. Sa solution au problème? Vivre salement et manger sainement. Pour y arriver, il faut ouvrir la porte aux microbes au lieu de les fuir, car ils nous rendent plus forts. Il faut se questionner au sujet des antibiotiques, faire le ménage dans les produits transformés, que ce soit dans notre garde-manger ou notre pharmacie, et prendre des probiotiques et des nutriments pour repeupler convenablement notre flore.

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L’APRÈS-LECTURE

En refermant ces deux livres, mes bonnes intentions du départ n’étaient plus que du découragement. J’étais découragée, d’abord, d’avoir autant d’information à assimiler en peu de temps pour comprendre comment mon corps fonctionne réellement. Bien qu’il soit notre outil principal, celui auquel on devrait consacrer le plus de temps et d’attention, le corps est un mal-aimé. Ensuite, parce que malgré mes bonnes habitudes de vie, je me suis rendu compte que j’étais loin de poser les bons gestes prônés par ces experts dont les propos sont pleins de bons sens.

J’avais le vertige aussi parce que je me demandais comment une multitude d’entreprises pouvaient avoir le droit de nous vendre des choses qui peuvent nous rendre malades et nous tuer à petit feu. Comment allais-je arriver à faire à ma prochaine épicerie? C’est que je n’ai pas les farines qui ont le feu vert: d’amande, de noix de coco, de pois chiches, de riz brun et croyez-le ou non, la farine de bananes vertes! Je n’avais même jamais entendu parler de la plupart de ces produits et, chose certaine, la majorité d’entre eux ne se trouvent pas à l’épicerie du coin.

Je devrai me souvenir d’apporter cette liste de questions (dressée dans l’un des livres) à poser au médecin qui prescrit des antibiotiques comme «est-ce qu’il est absolument nécessaire?» ou encore «quelle serait l’évolution de la maladie si je n’en prenais pas?». Moi qui croyais que c’était le travail des docteurs de se poser la question…

Côté produits ménagers, sachez que lorsque vous croyez nettoyer, vous vous intoxiquez avec certains produits «cachés» dans les contenants. Ne vous lavez pas chaque jour à moins d’être vraiment sale. Faites votre propre shampoing ou crème hydratante.

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MES 3 NOUVEAUX COMMANDEMENTS

J’ai pris quelques bonnes bouffées d’air tout en usant d’esprit logique: la transformation totale, me concernant, ne serait pas possible. C’était toutefois l’occasion de changer plusieurs habitudes néfastes qui traînent sporadiquement. J’ai donc décidé de m’inspirer de l’exercice de Mitsou pour apporter quelques changements. Ils sont au nombre de trois… pour commencer!

  1. Le moins d’antibiotiques tu prendras.

    Même si je n’ai jamais abusé des antibiotiques, je suis maintenant mieux renseignée. Je suis aussi sensibilisée au fait qu’ils donnent un dur coup à notre flore intestinale. J’ai été me chercher des probiotiques à la suite de ma lecture!

  2. À la liste d’ingrédients, tu feras attention.

    Encore une fois, j’étais déjà sensibilisée, mais sachant maintenant que le sucre se cache partout, je redoublerai de vigilance! J’ai aussi été m’acheter quelques grignotines santé soit des graines de citrouille et de tournesol. J’aime ça, mais je ne pensais pas à en faire l’achat. J’ai aussi essayé de trouver les farines qui ont le feu vert, mais malgré mon détour chez Rachelle-Béry, je n’ai pas trouvé la plupart d’entre elles. J’ai aussi acheté l’huile de noix de coco qui avait déjà trop croisé mes lectures dans les derniers mois pour que je ne la mette pas à l’essai.

  3. Bio tu essayeras de manger.

    Oui, c’est plus cher de manger bio. Oui, je suis consciente qu’un bon nombre d’entre nous ne peuvent pas vraiment se le permettre. Pour ma part, j’ai décidé de commencer par la viande. Je n’en mange plus beaucoup et je me rends compte que c’est surtout parce que je ne sais pas trop ce que j’achète (avec tout ce qu’on entend!). J’ai donc trouvé quelques sites de producteurs locaux certifiés biologiques. Je vous en reparle bientôt!

En conclusion: je ne suis pas sortie du bois! Mais une bonne habitude en entraînant une autre, avec une conscience encore plus éveillée, je devrais pouvoir y arriver. Car si mes habitudes à moi sont pas mal ancrées, il est encore temps de bien montrer les choses à ma fille qui saura sûrement où trouver la farine de bananes vertes quand viendra son tour de cuisiner dans quelques années! Et vous, quelles habitudes aimeriez-vous changer?

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