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Le texting chez les adolescents: Plus nocif pour les filles que les garçons?

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Tout comme certains adultes, les adolescents communiquent beaucoup par sms au grand dam de certains parents qui trouvent ce comportement trop présent. Plusieurs chercheurs se sont penchés sur cette nouvelle façon de communiquer. Par exemple, il est intéressant d’apprendre que ce n’est pas le nombre de messages ou la fréquence qui est pathologique. C’est plus complexe et profond que cela. Le texting compulsif réfère plutôt au fait de tenter, en vain, de limiter sa communication par SMS parce que le besoin de le faire est trop grand. Il faut également percevoir certains comportements résistants et défensifs chez la personne lorsqu’elle est confrontée sur son utilisation. Finalement, on parle de pathologie lorsque l’adolescent ou l’adulte démontre des signes de frustration lorsqu’il ne peut pas texter. Ces lignes directrices sont trop générales pour vous permettre de statuer d’un problème chez votre ado, mais n’hésitez pas à vous faire aider par un professionnel de la santé.

Ceci dit, certaines études suggèrent que les jeunes filles sont plus à risque que les garçons de souffrir de texting. En effet, même si, en termes de fréquence, les adolescents des deux sexes sont généralement similaires, les raisons de texter sont très différentes. Selon l’équipe de la professeure Kelly Lister-Landman, les garçons utiliseraient davantage ce mode de communication pour partager de l’information entre eux. À l’inverse, les filles le feraient plutôt pour développer ou entretenir leurs relations sociales. Le sentiment d’être attaché au texting a donc une valeur émotionnelle différente selon le sexe.

De plus, encore selon cette étude, les filles auraient tendance à ruminer davantage par textos. Comme ces messages les suivent partout, cela aurait pour effet de les préoccuper en tout temps et ce, peu importe le contexte dans lequel elles se trouvent. Les répercussions peuvent donc se voir académiquement, par exemple une diminution des notes, si certaines jeunes filles deviennent trop préoccupées et distraites par la nature des messages qu’elles échangent.

Ce genre de conclusions renforce comment il est important pour les parents d’entretenir une communication ouverte avec leurs enfants et ce, depuis leur enfance. Certains parents blâment l’utilisation des textos par leur enfant. Rappelez-vous que ce mode de communication n’est pas malsain en soit. C’est ce qui s’y passe qui peut l’être. Si votre ado angoisse parce qu’il vit une forme d’intimidation par texto, une séparation amoureuse ou toute autre situation négative pour lui, votre objectif est d’encourager votre ado à vous en parler lorsqu’il en ressent le besoin.

Cette communication ouverte parent-enfant s’installe dès l’enfance, mais il n’est jamais trop tard pour l’initier. Si vous voyez que votre enfant semble préoccupé, ou que vous remarquez un changement de comportement chez lui, allez vers lui en lui soulignant ce que vous avez observé. Partagez-lui que vous avez l’impression que ça ne va pas et que vous êtes disponibles en tout temps s’il désire en parler. Si vous savez d’emblée que votre adolescent ne s’ouvre pas facilement à vous, respectez son rythme et aidez-le à identifier d’autres personnes-ressources avec qui il pourrait le faire.

Source: Lister-Landman K. The Role of Compulsive Texting in Adolescents Academic Functioning. Psychology of Popular Media Culture. 2015.

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