Culturel

Lecture d’été: Diane Von Fürstenberg, la femme qu’elle a voulu être

La femme qu’elle voulait être

Vous connaissez peut-être DVF, la marque iconique créée par Diane Von Fürstenberg, celle qui a fait de la wrap dress, la robe porte-feuille, une pièce de vêtement phare des années 70, mais connaissez-vous la femme derrière la ligne?

L’autobiographie sortie il y a deux ans est absolument passionnante. Je l’ai particulièrement aimée parce qu’elle se lit comme une histoire des potins de l’élite rich and famous New Yorkaise (elle était mariée au prince Egon von Fürstenberg et a fréquenté Andy Warhol, le studio 54 et Madonna), mais elle se présente également comme la biographie d’une entrepreneure qui en a vu de toutes les couleurs. D’ailleurs, elle affiche ici humblement ses bons comme ses très mauvais coups. Même si le magazine Forbes l’a sacrée la femme la plus puissante du monde de la mode en 2012, Von Fürstenberg ne s’affiche pas comme une femme d’affaires aguerrie, mais plutôt une créatrice qui a tenté de créer du beau toute sa vie, tant en mode, qu’en parfumerie, en cométique et en décoration. Si vous aimez autant le monde de la mode que l’entrepreneuriat, c’est LE livre à lire.

La mère de Diane, une femme d’origine juive élégante jusqu’au bout des ongles, a survécu à un camp de concentration durant l’holocauste et a marié celui qu’elle a connu quelques semaines avant d’être capturée par les Allemands. À sa libération, malade et amaigrie, elle s’est fait dire qu’elle n’aurait jamais d’enfant. Diane est née quelques mois plus tard. Elle a donc été chérie comme personne. Quand la jeune Diane demandait à sa mère comment elle avait enduré la période du camp de concentration, elle répondait «imagine qu’il pleut et que tu cours entre les gouttes». Comme sa maman, Diane Von Fürstenberg a toujours fait fi du mal en espérant que les forces du bien résonnent, sans réagir en victime. Cela l’a aidée toute sa vie, elle qui a tout perdu et tout regagné une multitude de fois.

« Je me souviens avoir pris l’avion le jour où je fis la couverture du Wall Street Journal en 1976. L’homme qui était à côté de moi m’a dit: « Comment se fait-il qu’une jolie femme comme vous lise le Wall Street Journal? » Je ne lui montrai pas la couverture. Simplement, je souris.»

J'achète

Vous aimerez également