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Mais qu’est-ce qu’elle a maman?

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Je commence rarement des rubriques avec l’expression dans mon temps, mais il me semble qu’elle prend tout son sens avec la sortie de deux livres cette année «Mais qu’est-ce qu’elle a maman» et «Une personne que j’aime a le cancer», écrits spécialement pour les enfants dont les parents souffrent de maux qui ne sont plus tabous au XXIe siècle : la dépression et le cancer. À mon époque, le seul livre dans le genre dont je me souviens était «Les enfants du divorce» (qui était en fait un ouvrage d’aide pour les parents divorcés). Les temps changent, les maux aussi. Le divorce est monnaie courante sinon la norme en 2014 et ce qui reste à démystifier est la santé physique et psychologique du parent.

Dans «Qu’est-ce qu’elle a maman», écrit par la comédienne Sophie Faucher et Florence Leroux, le jeune Théo décide de tenir son journal pour raconter comment sa maman depuis quelques temps est bien différente. Elle ne sourit plus, ne s’intéresse plus à rien, même pas à son bulletin. Ça va tellement mal, qu’elle ne cuisine plus que des pâtes. Et que dire de ses crises de larmes ? Au supermarché, devant le stand des pâtes ou bien lorsqu’elle s’effondre dans la salle de bain. Toute la famille est emportée par la dépression de la mère.

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«Une personne que j’aime a le cancer» est un guide d’accompagnement destiné aux enfants dont un proche est atteint du cancer. Écrit par Mélanie Bouffart, une maman survivante du cancer qui réconforte les petits cœurs inquiets en répondant à leur délicat questionnement. Le récit est ponctué des «Mots de la psy», Julie Vadeboncoeur, et de conseils simples et concrets pour les parents.

www.miditrente.ca

Ces deux ouvrages peuvent être bien utiles lorsque l’on ne trouve pas les mots pour exprimer des souffrances bien réelles. En passant, il y a maintenant des livres pour toutes les difficultés de l’enfance. Les éditions Midi-trente offrent une variété de titres : comment faire le saut à la maternelle, vivre son TDAH, maîtriser son angoisse, sa dyslexie, devenir maître en organisation, se sauver de l’intimidation ou des troubles de l’élocution, tout y est. Je suis de ceux qui pensent qu’un ouvrage peut faire la différence. Le fait de reconnaître une partie de soi dans un livre, surtout quand on est petit, peut atténuer grandement un sentiment de solitude.

/www.miditrente.ca

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