Vivre

Manger pour vivre

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Deux Québécoises lancent à la même période d’excellents livres de recettes, Marilou et Geneviève Everell. Pour ces jeunes femmes, la nourriture est synonyme de liberté, celle de créer des recettes, mais aussi la liberté de s’être libérée d’un trouble alimentaire (pour Marilou) et la liberté du bonheur après avoir eu une jeunesse plus que difficile (pour Geneviève). Marilou l’explique d’ailleurs très bien dans sa préface (pondue à la veille de son deadline). « Atteinte d’un trouble du comportement alimentaire (anorexie), ma relation avec la nourriture a été malsaine pendant de nombreuses années. J’aimais la cuisine comme jamais, mais j’en avais peur et craignais que ça dure toujours. À force de travail personnel et d’humilité, j’ai fini par me guérir et ce fut la plus belle victoire de ma vie. Une victoire qui ne nécessite aucune reconnaissance extérieure pour en savourer toute la fierté, une victoire qui parle plus fort que n’importe quelle foule. »

De son côté, Geneviève, née d’une union entre deux alcooliques toxicomanes, explique dans ses conférences et ses entrevues combien après avoir vécu la pauvreté (enfant, elle fut trimballée d’une maison où la violence était commune, abandonnée dans une famille d’accueil pour retrouver sa maman à l’adolescence et habiter avec elle dans une piquerie). C’est vers 15 ans qu’elle quitta l’endroit pour travailler dans un McDonald’s, puis appris plus tard à faire des sushis. La nourriture fut pour elle une salvation. Une route directe vers le bonheur (pour Geneviève, le synonyme d’une belle vie était de pouvoir se faire le cadeau de bien manger). En plus de rouler sa bosse avec son entreprise Sushi à la maison, la belle brunette vient tout juste de lancer un livre et animera sa propre émission, Sushi à la folie, les mercredis 18h30 sur Zeste télé. De quoi se réjouir et saluer fièrement ces deux entrepreneures épicuriennes et épanouies! www.sushialamaison.com

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