Culturel

Michael Jackson revit avec le Cirque

Que ceux qui ont été déçus par le spectacle du Cirque inspiré de Michael Jackson au Centre Bell en 2011, ne se sauvent pas en courant. On ne peut comparer l’ébauche qu’était Immortal à One, cette œuvre magistrale qui fait ses débuts à Las Vegas cet été.

Entourés par les chansons de Jackson qui nous sortent littéralement par les oreilles grâce aux dossiers des sièges ornés de hauts-parleurs, les fans du roi de la pop assistent littéralement à sa résurrection. Le génie de la conception du spectacle tient à la décision de ne pas avoir engagé de personnificateur de l’artiste, mais plutôt de lui rendre hommage avec des numéros d’acrobatie et surtout de danse exceptionnels. Pendant tout le spectacle, Michael est présent grâce aux vidéos de ses chansons qui sont projetées sur les murs immenses du théâtre du Mandalay Bay. On imagine que Michael aurait été heureux de partager la scène avec ces artistes à la hauteur de ses ambitions. Peu à peu, la présence de Michael se fait forte, comme un train au loin, qui avance vers nous, jusqu’au moment où nous recevons une décharge émotive intense : Michael nous apparaît, dansant sur scène avec les artistes dans une chorégraphie au synchronisme épatant. Grâce à cet hologramme en toute fin de spectacle, le Cirque du soleil offre la résurrection du roi de la pop aux fans, dans un moment surréel et certainement jouissif. Cette apothéose est aussi empreinte de regret pour l’homme qui aurait pu, s’il n’était pas décédé, réaliser son rêve de travailler de concert avec l’entreprise québécoise. Cette vision qu’il avait exprimé il y a plus de dix ans en venant à Montréal rencontrer les dirigeants de la boîte était juste. One prouve que l’œuvre d’un artiste peut évoluer, même après sa mort.

Vu à la première :

1) La maman de Michael, nerveuse et ébahie, assise sur le bord de son siège pendant tout le spectacle.

2) Les yeux pleins d’eau des spectateurs, plusieurs minutes après la fin de la représentation, se réfugiant dans la boutique pour jaser entre eux, comme on le fait à un salon funéraire, pour ‘ventiler’ les émotions et parler de l’évènement auquel ils viennent d’assister.

3) Le papa de Guy Laliberté, Gaston, s’exclamant à qui veut entendre, que One est le meilleur spectacle du Cirque en carrière. N’est-ce pas le plus beau témoignage?

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