Vivre

Miroir Miroir: Vivre avec son corps

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La psychologue Stéphanie Léonard (que l’on peut voir régulièrement à 2 filles le matin) a recueilli les témoignages d’artistes sur leur relation avec leur corps. De Véronique Cloutier, Sophie Prégent, Marie-Claude Barrette, Julie Bélanger, Saskia Thuot, Debbie Lynch-White à Stéphane Quintal, Marc Hervieux et mon ami Sébastien Benoit, tous ont porté un regard sur leur vie, leur corps. Loin d’être un exercice nombriliste, il est plutôt un geste de partage et de transparence bien humain.

Sébastien Benoit et Stéphanie ont accepté que je vous offre en exclusivité les propos de mon partenaire des midis à Rythme FM.

« Le bien-être peut être plusieurs choses…
Une soirée avec mon amoureuse,
une bonne table, du bon vin avec des amis
ou la façon dont je me sens lorsque je cours dehors. »

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Lors de ma rencontre avec Sébastien, j’ai eu l’occasion de partager un très bon repas, de parler avec lui d’alimentation, mais surtout de rire! D’emblée, Sébastien déclare que tout ce qui touche l’alimentation est pour lui synonyme de plaisir et de fête, et ce, depuis longtemps. Sa mère cuisine très bien et a toujours fait de bons plats et de savoureux desserts. Il me précise que, lors des repas, toute la famille cessait ses activités. Pas de télévision ou d’autres distractions. Dès le début de notre entretien, je pressens donc un bel équilibre alimentaire, fondé sur des habitudes de vie bien ancrées. Petite pause… Nous regardons le menu du restaurant et faisons nos choix. Sébastien hésite beaucoup; cela m’étonne et il m’explique. Son premier choix est le macaroni au fromage, mais étant donné sa consommation de féculents le jour précédent et le fait que ce plat contient peu de protéines, il opte pour la blanquette de veau. Intriguée, je lui reflète le fait qu’il n’a pas choisi ce qu’il désirait réellement et je veux comprendre… Il sourit et prend quelques croûtons de pain frais. Dans les minutes qui suivent, j’ai beaucoup de  plaisir à démêler la «gestion» de son alimentation. Sébastien m’avoue essayer de bien doser son alimentation. Il ne calcule pas les calories, prend trois repas et trois collations par jour et n’est pas un adepte de produits allégés. Il évite le fast food et adore le chocolat noir. Il se soucie de la provenance des aliments et privilégie les aliments biologiques. De façon générale, il se dit préoccupé par le fait d’avoir une alimentation saine. Il est à la recherche d’un équilibre qui lui permette de manger de tout en faisant plutôt attention aux portions. En d’autres mots, je comprends que Sébastien fait surtout des compromis en ce qui concerne la quantité et non la variété.

« La beauté,
c’est vieillir en
beauté ! »

Sébastien n’est pas un adepte des régimes amaigrissants. Il y a quatre ans, dans le cadre d’un défi avec des amis, il a sévèrement restreint son alimentation pour une durée d’un mois. Cette expérience semble l’avoir convaincu de ne pas récidiver! Quant à sa relation avec son image corporelle, Sébastien me confie s’accepter comme il est. Plus jeune, il se faisait taquiner parce qu’il est petit; et il me confie aussi que sa grandeur reste son seul complexe. Il a commencé à s’entraîner il y a quelques années, dans le but de prendre de la masse musculaire – pour avoir l’air « plus homme ». À ce jour, il s’entraîne toujours beaucoup (six ou sept fois par semaine) afin de conserver ses acquis. Cette intensité d’exercice physique lui permet non seulement de manger ce qu’il veut, mais surtout de se sentir bien dans son corps et dans sa tête. Je le questionne à savoir si, dû à la nature de son travail, il ressent la pression culturelle de correspondre à un certain modèle masculin. Sébastien considère ses préoccupations liées à l’image corporelle comme étant indépendantes de son travail. Il perçoit plutôt cet aspect comme étant « lui par rapport à lui ». De la même manière, il aime les filles en forme et qui prennent soin d’elles. Il est important pour lui que son amoureuse partage sa passion de l’exercice physique, ce qui est le cas! Chanceux parce qu’il paraît beaucoup plus jeune que ses 42 ans, Sébastien ne semble pas être habité par la peur de vieillir. La seule intervention à laquelle il a eu recours est une greffe de cheveux en 2008. Quels sont ses défis et les aspects qu’il pourrait améliorer quant à sa relation avec l’alimentation et le corps? Il est important pour lui d’être attentif à ses portions et de choisir le type de sucre qu’il consomme (de préférence le bon et non le raffiné). Il ajoute en riant que quatre pouces de plus à sa grandeur seraient les bienvenus!

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Questionné sur l’image corporelle malsaine véhiculée dans les médias, Sébastien m’explique qu’il est plutôt préoccupé par le sort des femmes qui vieillissent et à qui nous ne faisons pas beaucoup de place à la télévision. Le défi des jeunes d’aujourd’hui, selon lui, est de démystifier la croyance que si tu n’es pas célèbre, tu n’es pas quelqu’un. En d’autres mots, cesser d’évaluer sa propre valeur à travers le regard des autres.

Il déplore aussi le fait que les réseaux sociaux permettent la construction d’une fausse image de qui l’on est réellement. Au lieu de toujours présenter une image exagérément positive de soi (qui entretient l’illusion de la perfection), on devrait aussi publier des photos de soi fâché ou avec un oeil au beurre noir. Ça, c’est la vraie vie ! Notre rencontre tire à sa fin. Je sens que Sébastien a été authentique, franc dans ses propos et très généreux de son temps.

« C’est peut-être cliché,
mais je pense vraiment
que le bonheur n’est pas
une destination, mais bien
un parcours. »

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