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Mitsou et Léa : s’aimer comme mère

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Désir d’enfant, grossesse, accouchement et pour d’autres, l’adoption, c’est ça la maternité non? Mais non, ça ne s’arrête pas là! L’étape qui suit, bien inutile toutefois, c’est la guerre des mères! Cette période au cours de laquelle vos choix seront remis en question par votre entourage immédiat et éloigné. Sans compter les professionnels et #lesgens dans les médias sociaux! L’allaitement, les méthodes de sommeil, le type d’éducation, l’alimentation, les finances, le couple, tout y passe et tout le monde s’invite dans votre vie!

La dernière émission de Mitsou et Léa nous a permis de suivre le quotidien de deux femmes qui doivent vivre régulièrement avec le jugement des autres en raison de leur âge.

LA GUERRE DES MÈRES ET LE JUGEMENT

Être mère à 15 ans ou à 58 ans, tout un contraste n’est-ce pas? D’un côté, on présuppose que les mères adolescentes comme Maude sont trop jeunes pour avoir un enfant, qu’elles gâchent leur avenir ou qu’elles ne seront tout simplement pas capables d’y arriver. De l’autre, on conçoit que les mères comme Martine qui vivent une maternité tardive ne seront pas en mesure de voir vieillir leur enfant assez longtemps, qu’elles n’auront pas l’énergie nécessaire pour jouer avec eux ou même qu’elles ne seront pas en mesure de comprendre la réalité de leur enfant.

Bref, beaucoup d’idées préconçues qui mènent vers ce genre de stéréotypes et au jugement. Et lorsqu’il est question de maternité, ce jugement peut être particulièrement nocif et blessant.

Lorsqu’une mère se sent jugée, elle peut remettre en doute ses compétences parentales. Alors le niveau de stress, parce qu’elle veut bien faire, augmente, parfois même au point d’être handicapant. Toutefois, à force d’essayer d’être le modèle de mère qu’on attend d’elle, elle ne sait pas qui elle est réellement dans ce rôle. D’une certaine façon, en jugeant les mères, nous empêchons parfois qu’un lien sincère s’installe entre elle et son enfant.

En fait, avant de juger, il y a une question qu’on oublie trop souvent de poser : l’enfant, il en pense quoi lui?

L’ATTACHEMENT DE L’ENFANT À SON PARENT

Parmi toutes les voix, seule celle de l’enfant est en mesure d’exprimer si la relation qu’il vit est convenable. En reprenant les principes de la théorie de l’attachement, le lien qui unit un enfant à son parent influencera comment il se perçoit et aussi ses relations avec les autres tout au long de sa vie. Plus précisément, un lien sécurisant aide l’enfant à surmonter plus facilement les situations difficiles et à profiter pleinement de son environnement.

C’est en se basant sur les interactions agréables avec son parent, qui lui permettent d’ailleurs d’apaiser sa détresse en situation de stress, que l’enfant développe un attachement sécurisant à son parent. L’enfant se sécurisera d’abord auprès de son parent avant de parvenir à se sécuriser lui-même. Il arrivera alors à s’appuyer sur ses ressources personnelles pour s’accomplir et résoudre les difficultés qu’il rencontrera au cours de sa vie.

C’est là l’objectif de tout parent! Mais comment faire pour y arriver? Le parent doit tout simplement être sensible aux besoins de son enfant, c’est-à-dire être disponible et prévisible. On ne parle pas ici d’allaitement, de cododo, de portage, d’éducation, de milieu socio-économique, d’idéaux familiaux ou d’âge de la mère. On parle simplement d’apprendre à bien répondre aux besoins de son enfant. Cela peut donc prendre plusieurs formes et s’appliquer différemment pour chaque dyade mère-enfant. Nous l’avons vu avec Martine et Maude qui, malgré leur différence, s’investissent chacune à créer ce lien d’attachement.

S’AIMER COMME MÈRE

Il est difficile d’être totalement imperméable au jugement, surtout lorsque ce type de commentaires vient de personnes que l’on estime. Une façon de se protéger quelque peu est d’apprendre à s’aimer comme mère.

Comment?

  • En valorisant nos forces et surtout en apprivoisant nos faiblesses.
  • En acceptant que nous sommes imparfaites, mais pourtant parfaites pour nos enfants.
  • En s’entourant de gens qui nous inspirent et qui nous écoutent sans jugement.
  • En constatant à quel point les exigences sur les mères sont énormes et impossibles à atteindre, même si nous faisons toujours de notre mieux.
  • En prenant soin de nous, comme nous le faisons pour nos enfants.
  • En se rappelant que c’est l’amour qui compte et non les erreurs que nous ferons toutes.

Maude et Martine représentent parfaitement la maternité, même si elles défient les conventions sociales. Elles nous enseignent que pour être mère, le plus important c’est d’apprendre à se faire confiance.

CE QUE L’ON RETIENT

  • Le regard des autres peut parfois vous brimer dans votre rôle de mère.
  • Plus que tout, cherchez à établir un attachement sécurisant avec votre enfant. Un professionnel en relation d’aide peut vous aider au besoin.
  • Apprenez à vous aimer dans votre rôle de mère pour vous protéger des critiques.

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