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Mon enfant a triché. Quoi faire?

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Vous ne pensiez pas qu’une telle chose était possible, mais oui. Le prof de français de votre ado vient de vous appeler. Votre petit ange (qui ne l’est pas tant que ça finalement) a triché. Impossible d’essayer de le défendre, les preuves sont là: sa dernière rédaction est un amalgame de copier-coller de plusieurs sites Web. Comment réagir dans une telle situation? Voyons voir…

Confronter

Ignorer le plagiat de votre enfant ne serait pas lui rendre service. Si vous ne le confrontez pas, il croira que son comportement est acceptable; ce qui n’est pas le cas. Il doit donc avouer sa conduite fautive.

Expliquez-lui qu’en trichant, il se nuit à lui-même. Il va à l’école pour apprendre. Et en trichant, il n’apprend rien. Au primaire et au secondaire, les conséquences sont peut-être minimes (une rédaction à refaire ou une retenue, par exemple), mais au cégep et à l’université, c’est l’échec, voire l’expulsion, qu’il risque.

Rappelez-lui à quel point il est fier quand il obtient de bons résultats grâce à ces efforts. Ce sentiment de gratification ne se transforme-t-il pas en culpabilité quand il triche?

Comprendre

Puis, cherchez à comprendre pourquoi il a triché. Les raisons sont nombreuses, mais deux sont plus fréquentes que les autres.

«J’ai manqué de temps.»

Habituellement, les enseignants donnent assez de temps aux élèves pour réaliser leurs travaux. Souvent, le manque de temps s’explique par une mauvaise planification. Il est peut-être temps de surveiller d’un peu plus près la période des devoirs et d’établir une routine stable. Lui imposer un moment réservé aux devoirs le soir est aussi une solution. À vous de choisir sa durée. Ainsi, s’il doit passer une heure complète à étudier et à faire ses devoirs, il pourrait être moins tenté de tourner les coins ronds pour pouvoir jouer aux jeux vidéo.

«J’avais peur te de décevoir.»

Ouf! Ça fait mal entendre ça. Avant de répondre quoi que ce soit à une telle affirmation, posez-vous la question suivante: «Est-ce que mes attentes sont trop élevées?»

Si la réponse est «non», rassurez-le. Dites-lui que ce qui compte le plus pour vous, ce sont les efforts qu’il fait chaque jour pour réussir. Vous étiez nulle en math au secondaire? C’est le temps de lui dire. Entendre une telle confidence lui enlèvera une pression qu’il se fait subir inutilement.

Si la réponse est «oui», vous aurez sûrement un choc. Prenez le temps de l’encaisser. Ce n’est pas facile de se rendre compte qu’on en demande trop à son enfant et que nos attentes irréalistes l’ont poussé à tricher. Puis, excusez-vous. Ce n’est pas un signe de faiblesse, mais plutôt un bel exemple d’humilité. Il comprendra que même les adultes peuvent se tromper. Dites-lui que le plus important, ce n’est pas les notes qu’il obtient, mais plutôt tous les efforts qu’il déploie pour les obtenir.

En terminant, rappelons-nous de citer une phrase ici et là, c’est tout à fait correct. Il suffit de mentionner ses sources.

Cet article est une collaboration de Succès Scolaire, une entreprise vouée à la réussite scolaire des élèves des niveaux primaire, secondaire et collégial. Elle offre des services d’aide aux devoirs, de rattrapage, d’enrichissement et de préparation aux examens.

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