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On ne peut rien contre le rythme!

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Voir un spectacle s’arrêter en plein milieu pour une ovation, les artistes figés sur place, restant dans leur personnage mais appréciant cet instant magique où le public jouit de les voir performer sur scène, c’est ce que j’ai vécu, deux fois plutôt qu’une hier au St-Denis pendant la représentation de Hairspray, la nouvelle production de Juste pour rire.

On ne pouvait rien contre le rythme endiablé de cette comédie musicale, les pas de danse ‘de feu’ de Gardy Fury, les déhanchements d’Olivier Dion, les performances vocales des jeunes Vanessa Duchel (Tracy, qui espère danser dans une émission télé et militer pour les droits des Noirs), Tanya Brideau (sa meilleure amie), Véronique Claveau (blondinette jalouse), Aiza Ntibarikure (jeune Noire refusée aux auditions du Corny Collins show), ou des talents de béton de Louis Champagne (la maman de Tracy) et de Geneviève Charest (productrice tyrannique de l’émission). Tous les personnages volent le show tour à tour dans cette hyperproduction de Denise Filiatrault.

Du talent, il y en a au pied carré mais encore fallait-il traduire les chansons en français bien de chez nous. Celui qui scelle l’œuvre, Yves Morin, nous fait oublier les versions originales de Good Morning Baltimore qui devient Bonne journée Baltimore et You can’t stop the beat (On ne peut rien contre le rythme). Étant fan des versions cinématographiques de 1988 avec les performances de Ricki Lake, Divine et Debbie Harry, puis celle de 2007 avec Nikki Blonsky, John Travolta, Michelle Pfeifer et Zack Effron, je ne me suis pas ennuyée une minute de ces derniers, hier au St-Denis. On ne peut rien contre le rythme de Hairspray en français, courez acheter des billets!

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