Vivre

Parce que la vie n’est pas une image fixe

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Parce que la vie n’est pas un Polaroid, une image fixe sur un papier glacé, tout ce que nous sommes appelés à vivre ne sera jamais permanent. Que l’on parle de nos grands bonheurs comme de nos grands malheurs.

Évidemment, nous aimerions pouvoir figer les moments de joie intenses, mais comme le reste de nos expériences, ceux-ci finissent toujours par passer leur chemin.

La vie est faite de nuances

Si le fait de savoir que tout finit toujours par changer a quelque chose d’extrêmement rassurant lorsque nous vivons des situations difficiles, nous sommes beaucoup moins enthousiastes avec l’idée lorsque nous filons le parfait bonheur. La raison est fort simple : nous pensons, à tort, que le changement doit obligatoirement être négatif alors qu’une transformation peut, tout simplement, apporter de nouvelles couleurs aux circonstances.

Quand on y réfléchit bien, c’est tout à fait justifié que les choses soient appelées à évoluer constamment. Cela nous permet de rester éveillés et alertes, car nous mourrions d’ennui sinon. Il ne faut pas oublier que ce qui rend certains moments magiques, ce sont justement ceux qui le sont un peu moins. Les nuances sont extrêmement importantes dans nos vies. Elles nous empêchent de tomber dans un état d’apathie et d’indifférence.

Glisser sur la vague

Ceci dit, nous avons tort de penser que le monde entier nous en veut lorsque les circonstances nous font sortir de notre zone de confort ou nous obligent à quitter le nid douillet de la stabilité. C’est trop souvent notre réticence à nous laisser glisser sur la vague qui cause le plus de désagréments et non pas la balade elle-même.

Nous devons apprendre à surfer, à nous laisser porter, pour voir où tout cela nous mènera. Car c’est souvent en abandonnant le contrôle que nous nous ouvrons réellement aux nombreuses possibilités qui sont là à attendre d’entrer dans notre expérience. Nous devons apprendre à être moins tendus et craintifs, car c’est ce qui nous attire vers le fond et nous fait stagner ou régresser.

On a plus de pouvoir que l’on croit

L’ancienne moi avait développé l’idée que ce qui m’arrivait de bon ne pouvait durer qu’un court instant. Pire encore, je pensais que je serais probablement punie pour ces instants de bonheur éphémères alors j’appréhendais toujours de recevoir la brique.

Puis un jour, j’ai compris que ce qui m’arrivait avait tout à voir avec la façon dont je m’attendais à ce que les choses se passent. Au fond, je recevais ce que je demandais (involontairement évidemment). Pour différentes raisons, je ne me sentais pas digne d’accéder au beau et au bon. J’avais appris à être malheureuse et malchanceuse et j’étais extrêmement mal à l’aise et fermée à l’idée de vivre des situations qui ne correspondaient pas à l’image que je me faisais alors de moi-même.

Heureusement, tout cela est bien loin derrière moi. Désormais, j’accepte et suis reconnaissante pour chaque nanoseconde de bien-être qui m’est allouée et je me permets d’en redemander encore et encore.

Depuis que je sais que la vie n’est pas une image fixe, que tout peut basculer en un instant, je m’attarde davantage à planter des graines qui me permettront de récolter de plus en plus d’amour, d’harmonie et d’abondance. Et ça marche!

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