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Parlons menstruations. Sans gêne.

kiran_gandhi

Le 11 août dernier, à la veille de son premier marathon, Kiran Gandhi, 26 ans, étudiante d’origine indienne à l’université Harvard et ancienne batteuse de la chanteuse M.I.A. commence ses règles. La course est le lendemain; doit-elle porter un tampon, ce qui la rendrait inconfortable pour courir, ou annule-t-elle tout simplement sa course? Elle décide finalement de poser un geste qui va enflammer les réseaux sociaux, certains encourageant l’audace, d’autres clamant leur dégoût… La jeune fille décide de courir, sans aucune protection, son flux menstruel coulant le long de ses jambes.

Et vous, quelle est votre réaction?

Le geste de cette jeune femme était symbolique : elle voulait non seulement sensibiliser l’humanité au fait que les menstruations touchent 50 % de la population une fois par mois et causent plusieurs désagréments physiques et psychologiques dont la gêne ou la honte (alors que ça devrait être normal!), mais aussi attirer l’attention sur le fait que plusieurs femmes dans le monde n’ont pas accès à des protections hygiéniques. C’est le cas de 12 % des femmes indiennes qui n’ont d’autre choix que d’utiliser des feuilles d’arbres, des herbes ou de vieux chiffons, ce qui peut causer des infections.

http://www.huffingtonpost.ca/2015/08/10/woman-marathon-period_n_7966684.html

Un sujet qui fait couler beaucoup d’encre

Tapez « ingrédients, serviettes hygiéniques et actualités » dans Google et vous verrez qu’il y a pas mal d’action autour du sujet. Lauren Wassen, un mannequin de 24 ans, a été amputée d’une jambe à cause du port prolongé d’un tampon et du choc toxique qui en a résulté. Après s’être rendu compte qu’il n’y avait pas de liste d’ingrédients sur les emballages de serviettes et de tampons, Mélanie Doerflinger, une étudiante française de 19 ans, a décidé de lancer une pétition afin que les compagnies informent les femmes pour qu’elles sachent ce qu’elles utilisent et s’il y a des ingrédients dangereux pour leur santé. À ce jour, 39 000 personnes ont signé la pétition. Même combat aux États-Unis où la sénatrice démocrate Carolyn Maloney, que l’on surnomme Mme Tampon, est derrière un projet de loi qui obligerait les fabricants à inscrire la liste des ingrédients utilisés pour la fabrication des produits hygiéniques.

Ce qui serait nocif? Le chlore, utilisé pour blanchir le coton qui compose les protections féminines et qui laisserait des résidus de dioxine. Ces résidus pourraient s’accumuler dans le corps des femmes et potentiellement causer de la toxicité avec les années. Ouf!

Les solutions

Utiliser des produits qui affichent sans crainte la liste de leurs ingrédients. C’est le cas des produits québécois Easy Day, fabriqués de matériaux neufs, sans aucune trace de mercure ou de dioxine. Sans parfums non plus, car ceux-ci peuvent parfois causer des réactions allergiques. http://www.easyday.ca

Encore plus écolo, la coupe menstruelle recueille le flux menstruel plutôt que de l’absorber. Composée essentiellement de silicone, elle n’est aucunement dangereuse pour la santé des femmes (mais elle peut donner à certaines l’impression d’avoir un shooter entre les jambes). La coupe menstruelle peut se porter pendant douze heures et existerait… depuis 1930! Celle de la compagnie The DivaCup est la seule dont la vente est autorisée au Canada par Santé Canada. Pour trouver où vous la procurer, consultez le http://divacup.com/fr/ou-acheter/trouver-un-magasin/.

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