Vivre

Quand maman a besoin de liberté

Crédit photo: My L. Crédit photo: My L.

Mon Dieu que j’ai des désirs contradictoires! Une partie de moi rêve d’aventure, de liberté et de découvertes… mais j’ai 4 enfants et une maison en banlieue! Je l’aime cette vie que je me suis bâtie; ce confort tranquille, cette routine rassurante, même si parfois, j’ai besoin de m’évader un tout petit peu, d’aller voir ailleurs si j’y suis!

Je pars alors découvrir des petits bouts de pays, de continent, vite vite, parce que je sais que mes petits loups m’attendent avec impatience à la maison. Ce n’est pas si facile, quand on est mère, de s’accorder ces petites pauses; que ce soit des week-ends d’amoureux, des voyages entre copines ou encore des retraites de relaxation.

Chez nous, je suis celle qui veille à la bonne marche du foyer, comme en 1950! Je suis là quand les enfants arrivent de l’école, je commence à penser au souper vers 11h tous les matins et je maîtrise l’horaire des activités parascolaires par cœur! Quand soudainement, je disparais, c’est un peu la débandade (sorry chéri, t’es bon dans d’autres choses!). Partir, ça demande des gens de confiance, des gens de cœur qui vont venir, temporairement, combler ce vide qu’on laisse… et exécuter les dix mille petites choses inscrites sur mes listes! (J’en profite au passage pour remercier ma tante Maureen, une femme courageuse et énergique, qui s’offre régulièrement pour garder mes 4 enfants!)

Ce qui n’est pas évident quand on est une maman, c’est de se choisir et de faire quelque chose pour soi. Ça me fait toujours de la peine de voir les petits yeux tristes de mes enfants avant mon départ. Je les serre dans mes bras, j’ai le cœur gros et je pleure en me rendant à l’aéroport. Pendant quelques minutes, mon angoisse prend le dessus sur mon plaisir de partir. Et s’il m’arrivait quelque chose? S’il leur arrivait quelque chose? Tout d’un coup, mon besoin de découvrir le monde devient bien futile… je voudrais être toujours auprès d’eux.

Mon amoureux me raisonne, ou mes amies me distraient et une fois rendue à l’aéroport, de l’autre côté des douanes, je commence à me détendre. Là, je peux dire que j’ai hâte. Là, je peux me projeter dans ces paysages magnifiques. Là, enfin, je peux décrocher de ma vie de maman à temps plein!

Maman au pays des Incas

Crédit photo: jolpress.com

Crédit photo: jolpress.com

Si je vous parle de voyage et de mon anxiété de séparation, c’est parce que dans quelques heures, je m’envole pour le Pérou. C’est la première fois que je ferai ce genre de voyage d’aventure. Pas de bikini, pas de robe, pas de talons hauts dans ma valise.

Juste des grosses bottes-pas-cassées, un sleeping bag ultraléger et des Wet-ones pour me laver. Non, je ne découvrirai pas de nouvelles cités incas, mais pour moi, tout ça est hautement exotique!

La dernière fois que j’ai dormi dans une tente… c’était, comment dire… épique! J’avais juré qu’on ne m’y prendrait plus! Disons, pour faire court, que l’Écosse en camping, c’était pas l’idée du siècle!

Mais revenons à nos lamas… Je suis tout excitée à l’idée de suivre les pas de mes héros d’enfance: Estéban, Tao et Zia! Vous souvenez-vous des Mystérieuses Cités d’or? Comme j’ai aimé ces dessins animés qui, soit dit en passant, ne sont sûrement pas étrangers à ma passion pour l’histoire. Dans quelques jours, je vais marcher sur ces routes mythiques que les Incas ont construites pour relier leur gigantesque empire et qui sillonnent la cordillère des Andes.

Dans quelques jours, je vais manquer d’air parce que tout d’un coup, je vais être juchée à près de 4000 mètres d’altitude! Dans quelques jours, je vais vivre une expérience nouvelle, un voyage totalement différent de ceux que j’ai faits auparavant… et j’espère aimer profondément ce genre de périple parce quand je regarde le site internet de Karavaniers (l’agence de voyages avec laquelle nous faisons affaire), je fantasme sur toutes ces régions du monde qu’il me reste à découvrir… tous ces sentiers à parcourir.

À mon retour, je vous raconte tout et je partage mes plus jolies photos, promis!

Alors, pour m’aider à partir, parlez-moi de vos plus beaux voyages sans la marmaille. Osez-vous partir sans les enfants?

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