Vivre

Qu’attendons-nous pour être heureux?

Si ça demande du courage pour être malheureux, j’ai l’impression que ça en demande encore plus pour être heureux. Sinon pourquoi resterions-nous dans des situations culs-de-sac? Pourquoi accepterions-nous de nous traiter ou de nous faire traiter de façon inappropriée?

NOS DEUX PLUS GRANDES PEURS

Bien qu’il soit vrai qu’il est parfois difficile de se soustraire de certaines conditions, surtout dans le domaine des relations amoureuses, c’est souvent la peur de l’inconnu qui pèse dans notre décision de rester. Nous savons pas ce qui va arriver, ce qu’il adviendra de nous. Ou encore, à l’inverse, ce qu’il adviendra de l’autre.

Que ce soit par excès de compassion ou de contrôle, nous devons reconnaître que nous nourrissons toujours une certaine crainte de redonner sa liberté à l’autre. «Tout à coup qu’elle devient plus heureuse sans moi? Tout à coup qu’il m’oublie le temps de le dire?»

Nous sommes donc prêts à continuer à nous abreuver au même puits empoisonné pour ne pas faire face à l’inconnu ou, pour un grand nombre d’entre nous, ne pas faire face à la fameuse solitude imposée qui est, selon moi, la deuxième plus grande peur.

Cette solitude qui s’avère être une véritable bénédiction après une semaine de travail éreintante, mais qui peut être comme un gros trou noir lorsqu’elle devient notre seule option.

Quitter l’autre et nous retrouver seul au monde, c’est de cela que nous avons souvent le plus peur. Surtout si notre univers des dernières années s’est construit autour de la personne que nous voulons quitter.

D’où l’importance de prendre soin de ses amitiés.

INVESTIR SUR LE LONG TERME

J’ai beaucoup d’admiration pour un ami qui a cette incroyable capacité de toujours faire ce qu’il faut pour se retirer des situations qui nuisent à son bonheur. Il possède cette force de caractère qui l’empêche de revenir sur toute décision une fois que celle-ci a été longuement réfléchie.

S’il constate qu’une situation est sans issue et que les chances d’amélioration sont quasi inexistantes, il met toute son énergie et son focus pour attirer à lui des conditions davantage en lien avec son véritable désir.

Je ne dis pas que c’est facile pour lui, mais il ne se donne pas d’autres choix que d’avancer afin, justement, de s’éloigner le plus rapidement possible de ce qui le fait souffrir.

En fait, il a compris qu’il est plus profitable d’investir sur le long terme que de miser sur un présent qui ne fait que lui apporter de minces récompenses.

N’est-ce pas là un point que nous devrions tous considérer, et ce, pour chacune des sphères de notre vie? Qu’attendons-nous donc pour être heureux?

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