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Un premier album en français en carrière pour Florence K

Florence K a choisi la fête de l’Amour pour dévoiler les chansons de son tout nouvel album appelé tout simplement Florence! Ça donne le ton…

Pour la première fois de sa carrière, Florence K nous présente un album tout en français qui porte un regard sur la société actuelle, via les thèmes de la course au succès, la monoparentalité, la santé mentale, la dépendance, la face cachée de l’industrie de la mode et de l’apaisement du voyage… de façon intimiste! David Goudreault, Moran, Daran, Jean-Jacques Marnier et Ben Riley ont joint leur plume à elle sur les neuf pièces de ce nouvel opus et c’est Jean Massicotte qui a réalisé l’album.

L’auteure-compositrice-interprète partira bientôt en tournée aux quatre coins du Québec avec son spectacle, bien installée à son piano!

Ton nouvel album Florence sort à la St-Valentin. Est-ce que cette date est significative pour toi?

C’est seulement un beau hasard de la vie! En plus, la première chanson de mon album s’appelle Valentine… Mais ne cherchez pas de signification cachée, il n’y en a pas (rires)!

Tu te lances pour la toute première fois en français avec Florence. Qu’est-ce qui t’a fait flancher pour la langue de Molière?

Depuis presque deux ans j’anime l’émission C’est formidable sur les ondes de CBC Music et CBC Radio: ma tâche est de présenter de la musique francophone aux anglophones! À travers mes recherches et les playlists que j’ai dû créer, j’ai été amenée à écouter la musique franco d’une nouvelle manière. De fil en aiguille, j’ai replongé dans l’univers de la musique francophone et j’ai eu le goût d’en créer à mon tour. Je me suis dit: «Ça y est, je me lance!»

Ton dernier album Estrellas était un retour à tes premiers amours: un album aux influences cubaines et latines. Avec ce nouvel album, tu as plutôt choisi un ton feutré et sensuel et des sonorités plus électroniques et soules! Pourquoi ce choix?

Quand je parle aux auditeurs à la radio, j’ai une certaine proximité avec eux. Je crois que cette proximité et cette nouvelle intimité se sont aussi transmises dans ce nouvel album et dans la manière dont je chante, ce désir nouveau de m’adresser plus intimement à eux. Aussi, dans la dernière année, la seule musique que j’ai été capable d’écouter lorsque j’étudiais, pour me donner une belle vibe sans me déconcentrer, c’était du Zero 7, du Milk & Bone… Ces groupes et ambiances-là m’ont donné la piqûre et m’ont donné le goût d’aller explorer les sonorités électroniques, qui sont dans le fond des sonorités organiques, mais dans un album calme… J’avais besoin d’espace et de calme! Je pense que c’est ce que l’album apporte, même s’il y a 2-3 chansons plus up tempo. Il reste que la vibe, c’est quelque chose qui est là, qui enveloppe, mais qui n’empiète pas non plus sur ce que tu es en train de faire.

Tu as lancé un premier extrait qui s’appelle Pas grand-chose pour être heureux écrit en collaboration avec David Goudreault. Ton bonheur à toi, de quoi est-il fait?
 
Ma famille, mes amis et mon amoureux… pas grand-chose en fait! Mais la chanson, c’est en fait l’histoire d’un gars qui commence sa carrière, qui cherche le succès à tout prix, et là il entre dans le tourbillon: «Je fais de l’argent, je m’achète des affaires, j’ai un gros char, j’ai des Rolex…» Il s’aperçoit à un moment donné qu’il a bien beau avoir tout le matériel et le succès du monde, mais il n’est pas heureux. Et là, il craque! Il se rend compte à la fin de la chanson, après avoir craqué et s’en être remis, qu’il ne faut pas grand-chose pour être heureux. C’est un peu une chanson sur la santé mentale au masculin! On voit souvent ça chez les gens qui ont des jobs comme les policiers, les gens d’affaires et les avocats – des gens qui doivent toujours se montrer forts et au-delà de leurs affaires. Il y a une question aussi de paraître. Tu dois toujours avoir l’air plus fort que ce que tu es en réalité. Après ça, quand tu craques, tu peux craquer solide. Il y a eu beaucoup d’artistes qui ont dénoncé des problèmes de santé mentale qu’ils ont eus. Ou l’an dernier, le juge qui avait parlé de ses problèmes de dépression… On a besoin d’entendre ces histoires parce que la santé mentale, ça affecte tout le monde!

Justement, tu abordes beaucoup de thèmes qui te sont chers dans ce nouvel album. C’était primordial pour toi?

Oui! La musique fait partie de moi et je fais partie de ma musique. Dans Valentine, je parle du côté sombre de la mode. En fait, ça parle du fait qu’on focalise beaucoup sur l’image aujourd’hui, plus que jamais. En tant que femme (je trouve que les hommes aussi ont cette pression-là), on a une pression d’être l’image la plus lisse possible. La mode, oui c’est important, mais quand on achète un morceau de vêtement et qu’on regarde où il a été fait, et que les 90% de vêtements qu’on achète (pas parce qu’on est dans mauvais consommateurs qui s’en foutent, mais bien parce que c’est ça que l’industrie nous offre majoritairement), sont faits dans des pays où les conditions de production ne sont pas réglementées, où il y a de gros déchets toxiques, où les employés ne sont pas du tout rémunérés correctement, où les enfants travaillent… Moi, ça me fait réfléchir! Un chandail que tu portes: l’histoire derrière, qu’est-ce que c’est? Je ne cherche pas à accuser le consommateur, j’en suis une! Bref, je voulais parler de ça dans Valentine. Mais, juste en racontant une histoire! Mon but, ce n’est pas de taper sur les doigts du monde, parce que j’en fais partie! Je suis aussi responsable. J’aborde aussi la monoparentalité dans la chanson Paparfait. C’est une lettre à ma fille, lorsque je lui ai raconté comment je me sentais par rapport au fait qu’elle ait dû vivre toute son enfance sans père. Aujourd’hui, elle embarque dans l’adolescence, mais elle n’a pas eu cette base-là et moi, en tant que mère, j’ai fait tout ce que je pouvais, absolument tout ce que je pouvais… et je ne sais pas si ce sera assez, parce qu’il y aura toujours ce trou-là en elle. En même temps, moi, je voulais lui donner le confort et je lui disais qu’elle n’était pas seule et que je serai toujours là pour elle!

 

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Plusieurs auteurs t’ont aidée à écrire les chansons et la musique, dont ton mari Ben Riley!

Il écrit une chanson, une musique, en fait! Mais, c’est par hasard! Il avait écrit cette chanson-là il y a deux ans et je la trouvais belle! Alors j’ai écrit un texte dessus et c’est devenu la chanson Ce n’est que ma tête.

Tu vas d’ailleurs partir en tournée aux quatre coins du Québec avec lui, parce qu’il est aussi ton batteur!

Oui, Ben est non seulement mon drummeur, mais il fait aussi la direction musicale de mon spectacle. C’est super de travailler avec lui, on a une belle relation et il est tellement inspirant: on ne se stresse pas, on fait nos affaires chacun de notre côté aussi, car c’est important de se garder de l’espace aussi quand on travaille avec la personne qu’on aime, dans le respect et dans l’amour… Et ça se passe très bien pour nous jusqu’à présent!

 

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Tu es aussi retournée sur les bancs d’école et as entrepris des études pour devenir psychiatre. Comment ça va jusqu’à présent?

Honnêtement, j’ai la meilleure job pour retourner aux études! Des shows, si j’en dix dans les prochains mois et que je fais une journée de radio par semaine, j’ai amplement de temps pour étudier le reste du temps parce que je dois m’occuper! Si je faisais du 9 à 5, cinq jours semaine, je devrais faire des cours du soir et là, je rusherais sûrement plus! Présentement, je peux suivre des cours en ligne et des cours du jour, ça fonctionne bien avec mon horaire et je trouve que ça nourrit aussi mon art! En retournant aux études, j’ai remarqué que la musique est redevenue une passion, une flamme… c’est ça mon exutoire maintenant! Ce n’est plus une source de stress professionnel.

Après Buena Vida et Lili Blues, est-ce que tu planifies écrire un autre livre? Je crois que tu avais commencé l’écriture d’un recueil de nouvelles à propos d’artistes en quête de gloire?

Je l’ai mis de côté parce que j’ai commencé à étudier et que je voulais concentrer mes énergies là-dessus! D’ailleurs, je pense que le projet de recueil va se transformer tout doucement sur un livre sur la santé mentale parce que c’est un sujet qui me passionne et c’est là-dedans que j’étudie. J’aimerais informer les gens, mais aussi les guider vers où aller, vers qui se tourner et quoi faire, dans un langage que tout le monde peut comprendre. Un genre d’outil de poche avec les différents types de troubles de santé mentale! Quelque chose qui peut éclaircir la question, puisque c’est un sujet dont on parle beaucoup, mais qu’il reste encore beaucoup à approfondir.

 

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L’album Florence est disponible dès maintenant en ligne et en magasin. Florence sera en spectacle au Théâtre Petit Champlain à Québec le 8 avril prochain, puis au Théâtre Outremont à Montréal le 30 avril. Pour toutes les dates de shows, c’est par ICI!

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