Vivre

Sommes-nous trop socialement investis?

Comme c’est étrange, tous ces messages que la vie nous envoie parfois.

Il y a quelques semaines, j’ai été appelée à visionner une vidéo qui traitait de l’impact et des conséquences des réseaux sociaux dans nos vies. Je dois dire que celle-ci m’a un peu déstabilisée.

Et voilà que quelques jours après, je croise une personne qui m’aborde en me disant, d’un ton mi-moqueur, que son mur Facebook est continuellement rempli par mes posts.

Euh… pardon?  J’avoue qu’étant blogueuse, il m’arrive assez régulièrement de partager mes textes et certains billets de mes collaborateurs. Et il est vrai que j’ai souvent quelques petites anecdotes drôles ou originales à raconter. Que voulez-vous? J’aime ça écrire!

Finalement, en y réfléchissant, il n’a peut-être pas tort celui que j’ai appelé Claude parce que je ne connaissais même pas son nom. Et, pourtant, il est dans mes amis Facebook!

Éprouver assez de malaise pour avoir envie de se modérer

C’est ainsi que je suis revenue chez moi ce soir-là, convaincue qu’il s’agissait d’un autre signe m’incitant à peut-être restreindre ma consommation de réseaux sociaux.

Je dois dire que les commentaires de Claude m’avaient quelque peu piquée au vif. Mais comme j’apprécie énormément les petits coups de main de la vie qui sait toujours si bien me ramener dans le droit chemin, j’en suis revenue très rapidement.

Ceci dit, le message n’était pas tombé dans l’oreille d’une sourde. C’est ainsi que, dans les heures qui ont suivi, j’ai volontairement décidé de faire une pause. Plus aucune publication de ma part pendant… 5 jours. Un record, je dois dire. Du moins, si on regarde mon temps d’antenne des derniers mois.

Et le pire, c’est que ça m’a fait un bien fou! Tellement, que j’ai presque dû me forcer pour publier quelque chose à nouveau.

J’en suis même revenue avec le réflexe de désormais me poser les questions suivantes:

Est-ce vraiment pertinent?
Est-ce que la planète a vraiment besoin de savoir ça?
Quelle image cette publication me donnera-t-elle?

Vous savez le genre de questions qui permettent de faire un tri et qui aident énormément au sevrage de ceux qui ne peuvent pas s’empêcher de tout partager. (C’était un peu rendu moi, je dois dire.)

Trop, c’est comme pas assez

Je suis certaine que mon absence sur Facebook (en tant que personne qui alimente le fil d’actualités) a dû faire du bien à un tas de monde. Et ce, même si j’essaie toujours d’être drôle ou inspirante dans mes propos. Il reste que ça peut quand même taper sur les nerfs de certaines personnes.

Cette courte période de désintoxication m’a fait réaliser à quel point la ligne est mince entre être un utilisateur occasionnel et devenir une personne qui développe le besoin de commenter tous ses faits et gestes à longueur de journée.

Je l’avoue, je suis moi-même tombée dans le panneau à un certain moment alors que je ne pouvais pas faire une activité ou rater une recette sans que l’incident ne soit instantanément publié.

Je ne dis pas que ce n’est pas agréable de lire tout ça. C’est même ce qui peut faire le charme de Facebook. Je pense, toutefois, que tout est toujours une question de mesure.

Quand on use de parcimonie, Facebook peut être un endroit fort intéressant pour échanger. D’ailleurs, combien de collègues de travail et de connaissances j’aurais perdus de vue si ça n’avait été de cette plateforme!

Toutefois, je pense sincèrement qu’il peut être bénéfique de prendre un peu de recul pour analyser et réviser ses habitudes d’utilisation.

Après tout, c’est censé être du pur divertissement tout ça. Pas un job à temps plein!

À lire aussi:  Une Wi-Fille au pays du réel.

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