Culturel

Un autre coup de cœur !

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Le livre à acheter/télécharger ce weekend: L’empereur c’est moi, d’Hugo Horiot, que j’ai lu samedi matin en 2 heures et 50 minutes top chrono. Le récit, vu de l’intérieur d’un petit garçon autiste ayant le syndrome d’Asperger, raconté 30 ans après par l’homme qu’il est devenu. À lire, pour les adultes qui veulent découvrir un filon de ce monde mystérieux.

Il s’appelait Julien. Il ne regardait personne dans les yeux, pour ne jamais laisser paraître une amélioration de sa condition, car tout ce qu’il souhaitait, c’était de retourner dans le ventre de sa mère. Sinon d’aller au centre de la terre. C’est pour cela qu’il passait des heures l’oreille collée au sol, obsédé par les tuyaux. Toutes les formes de tuyaux. Il détestait son sort d’enfant et rêvait de tuer la partie ombragée de son âme. Tuer ce petit garçon en lui.

Comment le petit Julien est devenu le grand Hugo, maintenant auteur et comédien? Avec l’aide de parents aimants, assez forts pour briser toutes les conventions et les chemins dictés par le système médical français auquel Hugo ne pardonne pas le manque d’humanité.

Hugo Horiot est le fils de Françoise Lefèvre, qui a publié Le petit prince cannibale, et y a décrit son combat inusité aux côtés de son fils autiste. Trente ans après, il lui dédie à son tour un livre poétique et touchant sur cet état dont on peut quelquefois sortir gagnant.

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