Culturel

Un café avec Zviane et son Ping Pong

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C’était mon cadeau de l’automne. Je me suis bottée le derrière pour sortir de ma zone de confort et faire un appel à froid. Un courriel à froid devrais-je dire. Je venais d’acheter mon cinquième exemplaire du livre Ping Pong de l’auteure et dessinatrice québécoise Zviane. Je brûlais donc de savoir QUI était cette fille brillante dont la bande dessinée était maintenant étudiée à l’Université de Montréal. Ping Pong est le livre obligatoire du cours de la célèbre prof de sociologie de L’UdeM, la titulaire de chaire en radicalisation Valérie Amiraux (qui vient d’ailleurs aussi de lancer sa propre oeuvre). Une copine qui suit son cours m’a partagé son plaisir de lire Ping Pong et depuis, j’en ai acheté cinq exemplaires! J’en ai offert en cadeau, évidemment, mais le livre a surtout été vecteur de nos plus grands fous rires, car j’en fais la lecture avec mes filles depuis quelques temps.

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Quelques expressions sont un peu trop vieilles pour elles (comme «année de marde», «trou de cul de poule», ou «cap d’acide»), mais nous nous délectons des trouvailles philosophiques de ce personnage pas ordinaire: Zviane, ressemble à un croisement entre Sylvie-Anne Ménard (l’auteure) et une Mafalda adulte. C’est une fille passionnée de musique et de dessin qui fait des liens entre les théories des grands scientifiques, auteurs et philosophes (Schaeffer, Camus) et sa propre vie. À travers ses angoisses, ses difficultés et ses questionnements, on découvre les grandes théories allant de la formation de la pensée, et de la création artistique, jusqu’au regroupement des constellations. Je vous le dis, c’est aussi flyé que brillant et c’est vraiment LE livre le plus cool que j’ai lu depuis bien longtemps!

J’ai donné rendez-vous à Sylvie-Anne au Café Olivieri un jeudi après-midi pluvieux. Elle m’a semblée encore plus jeune que je l’imaginais. Mademoiselle est très discrète et c’est finalement elle qui m’a posé plus de questions et non le contraire! Elle préfère vendre ses fanzines (autopublications) elle-même en cognant aux portes des librairies qu’elle visite en région. J’ai tenté de la persuader que de vendre plus d’exemplaires de son livre (même si ce n’est que par le réseau universitaire) ne lui enlèverait pas le feu sacré de la création et que le marché de la littérature jeunesse ou pour adolescent pourrait être une belle avenue pour elle. Est-ce que notre rencontre aura une influence quelconque? Je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est qu’elle mérite que nous nous attardions à son travail et que ce serait une fierté pour moi que vous la découvriez un peu à travers ce site. Alors commençons par la fin de Ping Pong.

Zviane sera au Salon du livre de Montréal 2015 ce mercredi.

Pour mes autres coups de coeur littéraires au Salon du livre, cliquez-ici!

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