Vivre

Un pique-nique d’hiver. Une nuit sous la tente

tente-une

Et si on s’ennuyait pendant la semaine de relâche (et au quotidien aussi)?

En cette semaine de relâche qui bat son plein, j’ai envie de vous parler d’un article que j’ai récemment lu. Vous l’avez peut-être lu vous aussi. C’était dans La Presse + et signé Marie-Claude Lortie dont le titre était « Bravo l’ennui ». Genre d’article auquel je ne cesse de penser depuis que je l’ai lu.

Les enfants ont besoin de s’ennuyer pour développer leur créativité disent les psys mais nous, les parents, pour se réconforter, on leur organise un horaire de président pour s’assurer, justement, qu’ils ne s’ennuient pas… Si on gère trop, on planifie trop, il n’y a plus de place pour la flexibilité et on sait à quel point ils en auront besoin pour passer à travers la vie.

Elle nous parle aussi d’un mal observé en entreprise et nommé « hurry sickness » ou la maladie d’être à la course. Être pressés est devenu un mode de vie et à ce point qu’on ne sait plus s’arrêter et apprécier. C’est aussi pour ça qu’on est rendu à s’impatienter devant l’ascenseur qui n’arrive pas par exemple.

La grande question qui ressort de son texte est : comment peut-on donc montrer à nos enfants à être heureux si nous les plongeons dans la même course folle ?

Je vous invite donc, et je ferai de même, à lâcher prise, si ce n’est pas déjà fait, pour les jours qui restent à la relâche. S’arrêter, relaxer et ne rien faire, ça peut sembler inquiétant quand on est habitué à un rythme de fou… Mais est-ce qu’on ne s’ennuie pas de ça, au fond, comme quand on était petit et qu’on avait plein de temps devant nous? Qu’on écoutait parler les grandes personnes? Qu’on s’inventait des jeux avec n’importe quoi?

On pourrait laisser nos enfants avoir les idées en les dirigeant juste un peu. On propose un camping dans le sous-sol ou une chambre, mais ils doivent tenter de monter la tente. Ou ils décident du menu « camping » pour le souper. On sort la vieille boîte de photos et on parle de la famille proche et éloignée. On invite les grands-parents et tout le monde participe à la préparation du souper. On fait des choses qui laissent aussi du temps à la discussion, à la liberté de ne rien faire pour que quelque chose s’opère de lui-même : des rires, des moments d’intimité, une envie folle qu’on aura le loisir de faire.

Et on épingle le texte de Marie-Claude Lortie sur le frigo pour ne plus oublier de l’importance de s’ennuyer.

Photo:www.gardenista.com

Partager cet article

Vous aimerez également