Culturel

Un recueil pour le long week-end

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À la croisée des silences, est mon gros coup de cœur de la semaine. Chloé Sainte-Marie a recueilli 57 textes de 28 poètes québécois pour en faire une œuvre de découvertes. Un livre au papier sensuel où sont glissés deux disques, le premier musicalement très réussi (on croirait parfois entendre Françoise Hardy ou Carla Bruni) et l’autre où les poèmes sont récités par Chloé dans la plus grande simplicité. Ce projet a été un long processus, entamé il y a cinq ans pour dire adieu à son Gilles Carles et pouvoir enfin revivre.

Chloé est la cueilleuse de poèmes la plus douée qui soit. J’ai découvert un bouquet de textes choisis avec une telle sensibilité, que j’ai réalisé que je n’y connaissais franchement rien en poésie! Elle, ne lit que ça. À la croisée des silences a donc été un livre-choc pour moi, mais aussi un livre cadeau, comme celui qu’une amante offre à une néophyte. J’ai joué le jeu des comparaisons des oeuvres pour mieux les apprécier, le jeu des cachettes pour mieux en découvrir ses auteurs. Mon préféré? Hector de St-Denys Garneau (1912-1943), cousin d’Anne Hébert, qui fut reconnu après sa mort, à 31 ans, comme un précurseur de la littérature moderne québécoise. Garneau était une âme sensible à la santé fragile, qui touchait à des zones d’obscurité extrêmement touchantes. À sa lecture, la mélancolique en moi se pointait le temps d’une prose, puis déposait le regard sur la page suivante, en me laissant chatouiller par la plume plus légère d’un autre grand auteur.

Merci Sainte-Marie! Pour en connaître plus sur Hector St-Denys Garneau www.saintdenysgarneau.com

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