Culturel

Il était une fois… le western au MBAM

Cette semaine, je n’ai pas dit bye bye, mais plutôt bonjour mon cowboy puisque j’ai eu la chance de découvrir en avant-première l’exposition Il était une fois… le western qui ouvre au public ce samedi. L’expo est le premier projet d’ampleur de Mary-Dailey Desmarais, conservatrice de l’art moderne international au MBAM. La jeune femme qui a travaillé dans plusieurs musées aux États-Unis avant de venir vivre dans la métropole avec son époux, amène un vent de fraîcheur sur l’institution montréalaise. Qui aurait cru qu’un jour, on y présenterait une exposition sur l’art western?

Qu’est-ce qu’on y voit?

Pas mal de tout puisqu’il s’agit d’une exposition pluridisciplinaire. Peintures, dessins (Marie-Dailey est d’ailleurs très fière de la collection de dessins autochtones originaux), scènes, costumes et accessoires nous plongent dans les mythes et stéréotypes associés au genre western du 19e siècle à aujourd’hui.

Dans un premier temps, on nous présente des clichés de la culture western: paysages et photographies de l’Ouest, tableaux illustrant des scènes stéréotypées avec chevaux, indiens, cowboys… Ces derniers sont présentés dans des cadres aussi kitch que l’image qu’ils présentent ce qui ajoute à l’ambiance, aussi créée par les planches de bois dont on a recouvert les murs et qui dégagent une légère odeur de nature. L’ensemble dégage d’ailleurs un amour profond de la nature qui est mise en lumière par les artistes de façon extraordinaire.

 

 

On plonge ensuite dans la contre-culture western et on découvre des œuvres pas mal étonnantes dont un Warhol intitulé L’Indien américain, et un tableau représentant un cowboy dans une grille cubiste. J’aime beaucoup le noir et blanc alors j’ai eu un gros coup de cœur pour une œuvre abstraite de Franz Kline.

Le genre western ayant été largement exploité au cinéma, on a aussi le plaisir de regarder des extraits de films, et même des accessoires dont la Harley Davidson originale du film Easy Rider, la seule qui existe.

Cliff Vaughs (1937-2016), la moto Panhead Chopper de Captain America dans le film Easy Rider de Dennis Hopper, vers 1969, chrome, métal, pneus en caoutchouc, fils, fibre de verre, cuir. Avec l’aimable concours de la Paul G. Allen family Collection.

Au-delà de la fiction, il y a toute une réalité, parfois très dure, qui est aussi représentée entre autres par une scène composée d’un troupeau de buffles empaillés. Saviez-vous que les Blancs les avaient presque tous éliminés dans le but d’affamer les Autochtones et ainsi pouvoir les coloniser plus facilement?

Adrian Stimson (né en 1964), Irrémédiablement perdus, 2010, techniques mixtes (bisons, bois). Avec l’aimable concours de l’artiste.

 

Parmi les pièces à voir absolument, il y a la diligence que Buffalo Bill utilisait pour transporter son or et qui a été vendue à Wells Fargo en 1930. Avouez qu’on est loin des camions blindés d’aujourd’hui.

À qui s’adresse l’exposition

Nous avons tous en quelque sorte été marqués par la culture western et celle-ci fait partie de notre imagerie. C’est donc une exposition qui plaira tant aux petits qu’aux adultes, particulièrement à nos pères qui ont été très exposés à la culture western dans leur jeunesse.

Sur le même thème, je vous suggère l’exposition Génie autochtone présentée au Centre des sciences de Montréal qui montre que la science des Premiers Peuples est toujours présente.

 

Il était une fois… le western
Musée des Beaux-arts de Montréal
du 14 octobre 2017 au 4 février 2018
https://www.mbam.qc.ca/

Génie autochtone
Centre des sciences de Montréal
Dès le 12 octobre
http://www.centredessciencesdemontreal.com/exposition-temporaire/genie-autochtone

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